Les étudiants étrangers pourront travailler plus de 20 heures par semaine

Ottawa permettra temporairement aux étudiants internationaux de travailler plus que la limite actuelle de 20 heures par semaine, dans le but de remédier aux pénuries de main-d’œuvre persistantes au pays.

Lors d’un point de presse dans un café d’Ottawa, vendredi matin, le ministre fédéral de l’Immigration, Sean Fraser, a annoncé que ces changements seront en vigueur à compter du 15 novembre, jusqu’à la fin de 2023.

«Ce changement va contribuer à soutenir la croissance post-pandémique du Canada, a déclaré M. Fraser. Cela va également donner à de nombreux étudiants de niveau postsecondaire une plus grande possibilité de subvenir à leurs besoins.»

Le marché de l’emploi reste exceptionnellement tendu au Canada, avec près d’un million de postes vacants enregistrés au deuxième trimestre de 2022.

L’Alliance canadienne des associations étudiantes a salué cette annonce, affirmant qu’il s’agissait d’un pas vers l’amélioration de l’expérience éducative des étudiants internationaux.

«Permettre aux étudiants internationaux de travailler plus d’heures hors campus aidera les étudiants à payer leurs études et à augmenter les expériences éducatives», a déclaré Christian Fotang, président de l’alliance qui regroupe 23 associations étudiantes à l’extérieur du Québec. «Ce n’est pas seulement une victoire pour les étudiants internationaux, mais aussi pour le Canada.»

Mikal Skuterud, professeur d’économie à l’Université de Waterloo, comprend que les étudiants soient favorables à ce changement, mais il soulève des bémols. Il rappelle que les étudiants internationaux occupent souvent des emplois peu qualifiés et que la nouvelle politique encouragera davantage d’emplois dans les secteurs les moins bien rémunérés de l’économie.

Si Ottawa veut réellement aider les étudiants internationaux à faire face à leurs dépenses, il devrait alors se pencher sur les frais de scolarité exorbitants qu’ils doivent payer, estime le professeur Skuterud.

Le ministre Fraser a également annoncé vendredi un projet pilote au ministère visant à automatiser le traitement des demandes de prolongation de permis d’études, afin de réduire les arriérés à l’Immigration.

Cela permettra à certaines demandes plus simples d’être automatiquement approuvées, pour permettre aux fonctionnaires de se concentrer sur les demandes plus complexes, espère le gouvernement. Le nouveau processus automatisé ne rejettera pas automatiquement de demandes, prévient Ottawa.

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