La Loche: une députée fédérale dénonce le manque d’aide en santé mentale

LA LOCHE, Sask. – La députée fédérale d’une communauté du nord de la Saskatchewan où quatre personnes ont été tuées lors d’une fusillade l’hiver dernier affirme que pratiquement aucune nouvelle ressource n’a été ajoutée pour aider les gens à s’en sortir.

En janvier, deux frères ont été tués dans une résidence, peu de temps avant qu’un enseignant et un aide-enseignant ne soient abattus dans l’école secondaire de La Loche.

Sept autres personnes ont été blessées à ce moment dans l’école.

Un adolescent, qui ne peut être nommé en raison de son âge, a été accusé de meurtre prémédité et de tentative de meurtre.

Il devait comparaître en Cour lundi. La Couronne a signifié qu’elle voulait que l’adolescent reçoive une peine d’adulte s’il est condamné.

Une Première Nation vit près de La Loche. La communauté a une forte présence autochtone, mais ne vit pas sur une réserve. Santé Canada estime donc que la province est responsable de fournir le soutien nécessaire en santé mentale.

Mais la députée néo-démocrate Georgina Jolibois affirme que le premier ministre Justin Trudeau a créé des attentes lorsqu’il a visité la région et avance que l’aide ne devrait pas être entravée par des questions de compétence.

Mme Jolibois affirme que des gens à La Loche montrent des signes de stress post-traumatique. Ils sont épuisés de devoir répéter leur histoire à des travailleurs de la santé qui ne sont que de passage. Les résidants aimeraient du soutien permanent à la place, dit-elle.

Même à l’école secondaire, les gens qui viennent offrir de l’aide ne sont pas les mêmes d’une fois à l’autre, dit Mme Jolibois, qui souligne que les étudiants n’ont pas nécessairement l’impression qu’ils auront de l’aide.

Elle ajoute que les familles et les jeunes sont ceux qui semblent avoir le plus de difficultés.

Santé Canada a indiqué dans un courriel à La Presse Canadienne qu’elle continuait de fournir du soutien en santé mentale à la nation dénée de Clearwater par le biais du Meadow Lake Tribal Council et qu’elle travaillait avec elle pour développer un plan d’action à long terme à la suite de la fusillade.