La lutte au racisme, un enjeu municipal important, selon l’APNQL

VAL-D’OR, Qc — La lutte au racisme et à l’exclusion est une bonne occasion pour les municipalités de créer des partenariats avec les membres des Premières-Nations et les communautés qui les entourent. C’est l’objectif de la première d’une série de rencontres virtuelles présentées par l’Assemblée des Premières-Nations Québec-Labrador.

Lancé à la fin septembre, le plan d’action s’articulait autour de 141 pistes d’intervention dans sept sphères d’activités. Parmi les secteurs interpellés, il y a les médias, les municipalités et le milieu économique. «Le changement doit passer par les municipalités», avait dit le chef de l’APNQL, Ghislain Picard. 

La prière d’ouverture a donné le ton à la rencontre. Oscar Kistabish, originaire de Pikogan, près d’Amos, a évoqué Joyce Echaquan, décédée à l’Hôpital de Joliette en octobre. «Joyce nous a dit de vivre ensemble, de nous aimer, a-t-il dit. C’est ensemble que nous allons pouvoir faire des choses. Il faut mieux se connaître, il faut mettre un dialogue en place.»

Le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, a évoqué la peur d’aller voir ses voisins à son arrivée à la mairie, il y a sept ans. «Il y a un festival magnifique à Uashat-Mak-Maniutenam, et les gens ont peur d’y aller, dit le maire. Les gens sont souriants, et accueillants.»

De son côté, le chef de Uashat-Mak-Maniutenam, Mike McKenzie, a salué l’ouverture de son collègue. «Il m’a invité lors de son assermentation, rappelle le chef McKenzie. C’était la première fois qu’un chef d’une Première-Nation était invité lors d’une assermentation.»   

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