La N.-É. attend la réaction d’Ottawa avant de lancer une enquête publique

HALIFAX — Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse ne veut pas se prononcer sur la mise sur pied d’une commission d’enquête publique pour mieux comprendre les circonstances de la pire tuerie de l’histoire canadienne qui a coûté la vie à 22 personnes le mois dernier.

Stephen McNeil dit attendre de voir ce que le gouvernement fédéral entend faire de son côté au-delà de l’enquête criminelle en cours dirigée par la Gendarmerie royale du Canada.

Toujours selon le premier ministre, le procureur général de la province, Mark Furey, «collabore avec le fédéral», mais aucune décision n’a encore été prise au sujet d’une commission d’enquête publique.

Stephen McNeil s’est prononcé à ce sujet lors d’une conférence de presse quand on l’a interrogé au sujet du témoignage d’une ancienne voisine du suspect qui a révélé l’avoir dénoncé à la GRC dès 2013.

Le premier ministre a répondu avoir lu les reportages à ce sujet, mais qu’il n’était pas au fait des détails de cette histoire.

Le comportement violent du tireur ressort comme un aspect majeur derrière la tuerie alors que, selon les policiers, sa dérive meurtrière aurait débuté, le soir du 18 avril, par une violente agression contre sa conjointe à Portapique. Celle-ci aurait réussi à fuir et à se cacher dans la forêt.

Stephen McNeil a déclaré mercredi que les Néo-Écossais devaient avoir une franche discussion sur la manière d’aborder le problème de la violence conjugale.

«C’est simplement totalement inacceptable, à mes yeux, que de nos jours des femmes et des enfants se sentent terrifiés dans leur propre maison», a-t-il dit.

Le premier ministre estime qu’il faut créer un réseau d’entraide pour permettre aux victimes d’avoir une voie de sortie vers la sécurité.

«Si vous vivez dans la peur, communiquez avec l’un de nos organismes qui vont vous venir en aide», a invité M. McNeil.

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse demande à toute personne en danger de faire appel au 911. Un centre de crise peut également être rejoint par messagerie texte au 211 ou par téléphone au 1-855-466-4994.

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