La N.-É. dépêche un ministre à Washington pour sauver les emplois chez Michelin

HALIFAX — L’un des plus importants employeurs de la Nouvelle-Écosse pourrait être durement touché si le président américain Donald Trump obtient les modifications qu’il souhaite à l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

Le fabricant de pneus Michelin exploite trois usines dans la province, qui fournissent des emplois bien rémunérés à quelque 3000 personnes.

Le ministre néo-écossais du Commerce, Geoff MacLellan, était en route vers Washington, mercredi, où il entend insister sur l’importance des échanges entre sa province et des entreprises américaines.

En entrevue avec La Presse canadienne à Halifax, M. MacLellan a d’abord soutenu que les demandes protectionnistes américaines provoqueraient la fermeture des installations en Nouvelle-Écosse et aux États-Unis et le déplacement de leurs activités en Europe.

Le ministre s’est toutefois rétracté quant à ce scénario catastrophe par la suite, parlant plutôt d’un «impact significatif» probable, et ce, sur plusieurs années.

Il a précisé que trois États américains — l’Illinois, le Maryland et le Texas — étaient de grands acheteurs de pneus Michelin.

L’administration Trump réclame que l’ALÉNA comprenne une «clause crépusculaire» de cinq ans permettant une annulation facile de l’entente, des règles plus strictes privilégiant l’achat américain, des exigences dans le secteur automobile que l’industrie estime irréalistes et la fin des mécanismes d’arbitrage qui assurent le respect de l’entente.

 

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