La N.-É. et T.-N.-L. contre un nouvel ordre de priorité de distribution des vaccins

HALIFAX — Deux premiers ministres de provinces de l’Atlantique s’opposent à l’idée de partager leurs doses de vaccins avec les provinces les plus durement touchées, mais ils se disent prêts à les aider autrement.

L’Association médicale canadienne recommandait vendredi à Ottawa d’envisager de changer l’ordre de priorité de la distribution des vaccins aux provinces, pour se concentrer sur les endroits où le besoin est plus urgent.

«Alors que la troisième vague de la pandémie se répercute sur le système de santé, la santé publique, les fournisseurs de soins et les patients, nous en sommes à un point critique, où une véritable approche nationale pour lutter contre la COVID-19 sera déterminante quant au nombre de vies sauvées, soutenait la docteure Ann Collins, présidente de l’AMC. Ce pays doit unir ses forces pour soutenir les provinces les plus durement touchées.»

Mais le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Iain Rankin, a déclaré vendredi que le déploiement national du vaccin devrait se poursuivre selon l’«approche par habitant» utilisée jusqu’ici par Ottawa. Il soutient que toute dose supplémentaire offerte par sa province équivaudrait à une «goutte d’eau» par rapport aux besoins énormes de l’Ontario.

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Furey, abonde dans le même sens. Selon lui, «il n’est que juste» de maintenir le système actuel, puisque le vent pourrait rapidement tourner dans une province ou une autre.

MM. Furey et Rankin ajoutent toutefois que leurs provinces pourraient fournir du personnel, de l’expertise et du matériel médical supplémentaires aux grandes provinces, si la capacité de leurs systèmes hospitaliers le permet. 

Le gouvernement ontarien a d’ailleurs demandé vendredi à d’autres provinces de lui prêter des infirmières et d’autres travailleurs de la santé pour soulager les hôpitaux, surtout aux soins intensifs. 

Selon la sous-ministre de la Santé, Helen Angus, l’Ontario aura besoin de 4145 infirmières de plus dans le seul secteur hospitalier au cours des quatre prochains mois. Elle souhaiterait aussi accueillir 620 autres professionnels de la santé, y compris des inhalothérapeutes.

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