La N.-.É. peut faire face au départ des médecins résidents saoudiens

HALIFAX — La Nouvelle-Écosse dit être prête à «atténuer les impacts» du départ éventuel de plus de 50 médecins résidents saoudiens à cause du litige diplomatique entre leur pays et le Canada.

Ces résidences supervisées par l’Université Dalhousie sont financées par l’Arabie saoudite, qui envisage de retirer du Canada ses ressortissants qui étudient au pays.

La Nouvelle-Écosse manque de médecins. Le ministre de la Santé, Randy Delorey, a reconnu jeudi que le départ de ces résidents «pourrait peut-être causer des inconvénients».

Il a tout de même dit s’attendre à ce que la province puisse faire face à la situation.

Doctors Nova Scotia, l’ordre professionnel représentant les médecins de la Nouvelle-Écosse, partage l’opinion du ministre.

«Bien que ces nouvelles soient regrettables pour ces médecins résidents, il ne semble pas y avoir d’impact direct sur la capacité de notre province à recruter et à retenir des médecins, a déclaré l’ordre dans un communiqué. Les résidents saoudiens dispensent des soins cliniques dans le cadre de leur formation, mais la plupart d’entre eux quittent la Nouvelle-Écosse dès qu’ils ont terminé leurs études pour exercer la médecine ailleurs (dans d’autres pays).»

M. Delorey a ajouté que la situation était suivie de près par l’Université Dalhousie, les autorités de la santé publique et le ministère de la Santé de la province.

«C’est une situation en développement, a-t-il déclaré après une réunion du cabinet. Le travail est en cours pour compléter cette évaluation, mais, selon les informations préliminaires que j’ai obtenues, cela n’aurait pas de conséquences graves.»

L’Arabie saoudite a suspendu dimanche ses relations diplomatiques avec le Canada et expulsé l’ambassadeur canadien après qu’Affaires mondiales Canada et la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland eurent publié des micromessages sur Twitter critiquant l’arrestation de militants des droits de la personne et demandant leur libération immédiate.