La Nouvelle-Écosse n’approuve toujours pas le projet de Northern Pulp

HALIFAX — Le ministre de l’Environnement de la Nouvelle-Écosse a refusé d’approuver, pour l’instant, le projet d’une papetière qui souhaitait déverser quotidiennement 85 millions de litres d’effluents traités dans le détroit de Northumberland.

Gordon Wilson estime que la province n’a pas suffisamment d’informations pour déterminer maintenant si le projet de Northern Pulp nuira à l’environnement. Il a annoncé mardi que le projet ne pourra aller de l’avant tant que la papetière n’aura pas déposé un rapport d’évaluation environnementale pour son projet de nouvelle usine de traitement des eaux usées et d’oléoduc de 15 kilomètres près de Pictou.

Le ministre Wilson a précisé que des informations supplémentaires sont nécessaires pour évaluer correctement s’il y aura des impacts négatifs sur la santé humaine, les poissons, l’air et les ressources en eau potable.

Le projet a rencontré une vive opposition de la communauté autochtone de Pictou Landing, située tout près, mais aussi de groupes environnementaux et de pêcheurs de partout dans les Maritimes.

L’entreprise affirme que l’usine emploie directement 300 personnes et soutient plus de 2000 emplois supplémentaires dans le secteur forestier de la province. Unifor, qui représente plus de 200 travailleurs à l’usine, affirme qu’environ 11 000 emplois dans la province, la plupart en milieu rural, dépendent des activités de la papetière.

On ignore quel sort sera réservé à l’usine, car elle fait face à un délai prescrit par la loi pour cesser d’ici le 31 janvier de déverser ses effluents dans les lagunes près de Pictou Landing. Northern Pulp avait déjà prévenu qu’elle fermerait l’usine si le gouvernement ne lui accordait pas un nouveau délai.

Le président national d’Unifor, Jerry Dias, espère que le premier ministre Stephen McNeil permettra maintenant à Northern Pulp de continuer à déverser des effluents à Boat Harbour, en attendant le rapport d’évaluation environnementale. Le premier ministre avait toutefois promis à la Première Nation de Pictou Landing de ne pas prolonger le délai au-delà du 31 janvier.