La Nouvelle-Écosse resserre ses frontières avec le Nouveau-Brunswick,

HALIFAX — La Nouvelle-Écosse resserre ses contrôles à la frontière avec le Nouveau-Brunswick, en raison du nombre croissant de cas de COVID-19 recensés dans la province voisine.

La Nouvelle-Écosse signalait vendredi deux nouveaux cas de COVID-19 et compte maintenant 29 cas actifs. Les responsables de la santé publique précisent que les deux nouveaux cas sont liés à des voyages à l’extérieur de la région de l’Atlantique. L’un des cas a été identifié dans la «zone est» et l’autre dans la «zone centrale», qui comprend Halifax. 

Le Nouveau-Brunswick connaît cette semaine un certain nombre d’éclosions dans l’ensemble du territoire, y compris dans des établissements de soins de longue durée. La province recensait jeudi 24 nouveaux cas et 130 cas actifs, un sommet depuis le début de la pandémie. Vendredi, on signalait 18 nouveaux cas supplémentaires et 143 cas actifs, mais personne n’était hospitalisé. Le gouvernement impose d’ailleurs de nouvelles règles sur les voyages au Nouveau-Brunswick dans le but de limiter la propagation du virus. 

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, a expliqué vendredi que les 29 cas de COVID-19 actifs dans sa province représentaient un nombre relativement faible et qu’il fallait continuer la lutte. M. McNeil et le docteur Robert Strang, médecin hygiéniste en chef de la province, ont donc annoncé vendredi qu’à compter de samedi matin, 8 h, toute personne entrant en Nouvelle-Écosse en provenance du Nouveau-Brunswick devra s’isoler pendant deux semaines. 

Les résidents du Nouveau-Brunswick arrivant dans la province devront remplir un formulaire d’enregistrement et amorcer immédiatement leur période d’isolement de 14 jours, à moins qu’ils ne soient exemptés — ceux qui traversent régulièrement la frontière provinciale pour travailler.

La nouvelle ordonnance d’isolement n’est pas rétroactive, mais les personnes qui sont arrivées du Nouveau-Brunswick au cours des deux dernières semaines sont invitées à passer immédiatement un test. Les résidents permanents de l’Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrador ne sont pas assujettis à l’ordonnance s’ils traversent le Nouveau-Brunswick sans s’arrêter, sauf par nécessité.

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