La Nouvelle-Écosse restreindra la possession d’articles policiers d’occasion

HALIFAX — Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse présentera des restrictions sur l’accès aux équipements de police usagés en réaction à la fusillade de masse de l’année dernière au cours de laquelle un homme armé portait un uniforme de la GRC et conduisait une réplique de voiture de police.

Le ministre de la Justice, Randy Delorey, a déclaré jeudi que la loi en question (Police Identity Management Act) devrait être adoptée à la session du printemps, en reconnaissance de la tuerie des 18 et 19 avril par un tireur qui a fait 22 morts avant d’être tué par la police.

Dans les jours qui ont suivi la tragédie, des appels ont été lancés pour des restrictions qui mettraient fin au commerce d’uniformes de police excédentaires ou inutiles, car la loi en vigueur interdit uniquement l’utilisation de l’équipement pour se faire passer pour un policier.

La nouvelle loi rendrait illégales pour des personnes non autorisées la création, la possession ou la vente de l’équipement et elle restreindrait la propriété des autocollants de véhicules de police et de l’équipement à la police et à d’autres acteurs — comme les sociétés de production de films — qui seraient régis par des réglementations particulières.

Les anciens policiers seront autorisés à conserver les uniformes et les badges de cérémonie, mais ils devront être rendus «inutilisables» et la loi instaurera un processus permettant au grand public de se départir ou de «modifier définitivement» tout article émis par la police qu’il possède actuellement.

La réplique d’une voiture de police du tueur, avec des feux de police clignotants et des décalcomanies de la GRC fabriquées chez un manufacturier de la Nouvelle-Écosse, a été conservée dans l’une de ses propriétés à Portapique, en Nouvelle-Écosse.

La police a déclaré dans les jours qui ont suivi la tuerie s’étant déroulée sur environ 13 heures que l’uniforme de la police et la réplique presque exacte de la voiture de patrouille avaient aidé le suspect à se déplacer dans la province et à échapper longtemps aux autorités avant d’être arrêté.

Laisser un commentaire