La Nouvelle-Écosse se prépare à transférer des patients de Halifax

HALIFAX — Le directeur médical des soins intensifs au ministère de la Santé de la Nouvelle-Écosse croit que si l’on ne parvient pas à «aplatir la courbe», on devra bientôt transférer des patients à Halifax vers d’autres hôpitaux de cette province, qui recense maintenant plus d’un millier de cas actifs de COVID-19. 

Selon le docteur Tony O’Leary, les modèles suggèrent que les unités de soins intensifs de Halifax pourraient approcher de leur capacité maximale d’ici la mi-mai si les citoyens ne respectent pas strictement les consignes sanitaires. ​

La Nouvelle-Écosse déplorait mardi deux nouveaux décès liés à la COVID-19: une femme dans la cinquantaine et un homme dans la soixantaine, tous deux de la région de Halifax. La province compte maintenant 69 décès liés à la maladie depuis le début de la pandémie.

On signalait mardi 153 nouveaux cas, pour un bilan de 1060 cas actifs connus, la plupart dans la région de Halifax. Selon le docteur O’Leary, une fois que le système hospitalier à Halifax atteindra environ 85 % de sa capacité et que d’autres malades de la COVID-19 arriveront, on devra commencer le transfert de patients vers d’autres hôpitaux de la province. 

Le docteur O’Leary affirme que le réseau est bien préparé à cette éventualité et que les traitements aux soins intensifs ont considérablement évolué depuis la première vague il y a un an.

Par ailleurs, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a annoncé mardi qu’il offre plus de 12 millions $ en soutien supplémentaire aux entreprises frappées par le confinement actuel, entré en vigueur mercredi dernier. Les services intérieurs non essentiels et les entreprises sont fermés au moins jusqu’au 12 mai.

Vaccination au Nouveau-Brunswick

Le Nouveau-Brunswick signalait mardi quatre nouveaux cas de COVID-19: un dans chacune des régions de Moncton, Saint-Jean, Fredericton et Bathurst. Aucun cas n’était signalé dans la région d’Edmundston, qui a connu des éclosions en avril. 

La médecin-hygiéniste en chef, Jennifer Russell, a précisé mardi que les quatre nouveaux cas sont liés aux voyages. Le Nouveau-Brunswick comptait mardi 141 cas actifs déclarés de COVID-19 et six personnes hospitalisées atteintes de la maladie, dont deux aux soins intensifs.

Sur le front de la vaccination, le gouvernement a annoncé mardi que les personnes âgées de 50 ans et plus pouvaient maintenant prendre un rendez-vous pour recevoir leur première dose, dans une clinique des réseaux de santé Vitalité ou Horizon, ou encore en pharmacie. 

De plus, les personnes âgées de 16 ans et plus qui ont deux maladies chroniques ou plus peuvent maintenant fixer un rendez-vous en ligne pour recevoir leur première dose lors de cliniques organisées par les réseaux Vitalité et Horizon.

«Que vous preniez rendez-vous auprès d’une pharmacie ou à l’une des cliniques offertes par les réseaux de santé, soyez patients», a prévenu la docteure Russell, qui s’attendait à une forte demande.

Le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Dominic Cardy, a expliqué que la «grande quantité de vaccins attendue au cours des prochaines semaines» permet au gouvernement d’ouvrir la vaccination à de nouveaux groupes. «Il s’agit d’une étape importante de notre plan de vaccination, et cela nous aidera à protéger des jeunes Néo-Brunswickois vulnérables.»

Selon la docteure Russell, 250 000 Néo-Brunswickois devaient avoir reçu au moins une dose  de vaccin mardi soir.

Ailleurs dans l’Atlantique 

Terre-Neuve-et-Labrador signalait mardi quatre nouveaux cas de COVID-19: trois sont liés aux voyages et l’autre fait toujours l’objet d’une enquête. On compte maintenant 56 infections actives déclarées dans la province et deux personnes sont hospitalisées en raison de la maladie. Mardi, 37 % des personnes de plus de 16 ans avaient reçu au moins une dose d’un des vaccins.

Une deuxième équipe de travailleurs de la santé de la province est partie mardi matin pour l’Ontario. Trois médecins et quatre infirmières devaient arriver à Toronto mardi après-midi pour se diriger ensuite vers Brampton, où ils travailleront pendant les prochaines semaines. Une équipe de neuf travailleurs de la santé terre-neuviens s’était déjà envolée pour Toronto la semaine dernière. 

Le premier ministre, Andrew Furey, a été critiqué pour avoir envoyé de l’aide en Ontario alors que certaines régions de sa propre province font face à une pénurie de travailleurs de la santé. Le rapport d’un groupe de travail provincial a révélé le mois dernier que 53 % des résidants du Labrador et de la pointe de la péninsule du Grand-Nord n’ont pas de fournisseurs de soins de santé réguliers.

M. Furey a déclaré mardi que les problèmes en Ontario ne sont pas équivalents et que son gouvernement travaillait sur des solutions à long terme pour des régions comme le Labrador.

Dans l’Île-du-Prince-Édouard, on signalait mardi un nouveau cas de COVID-19, une personne dans la cinquantaine qui avait voyagé à l’extérieur du Canada atlantique. Il y a maintenant sept cas actifs de COVID-19 dans cette province.

La médecin hygiéniste en chef, Heather Morrison, a aussi précisé que deux cas signalés récemment étaient liés au variant détecté pour la première fois en Inde. L’île a également recensé 15 cas du variant B.1.1.7, signalé pour la première fois au Royaume-Uni.

Malgré le nombre relativement faible de cas de COVID-19 dans l’île, la docteure Morrison appelle à la prudence, rappelant qu’on avait recensé 900 nouveaux cas au Canada atlantique la semaine dernière.

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