La Nouvelle-Écosse veut interdire la plupart des sacs en plastique à usage unique

HALIFAX — La Nouvelle-Écosse veut emboîter le pas à plusieurs autres provinces canadiennes en interdisant la plupart des sacs en plastique à usage unique aux caisses des magasins.

Le gouvernement libéral majoritaire de la province a présenté un projet de loi en ce sens jeudi.

Après la proclamation de la loi, l’industrie disposera d’un an pour se préparer avant que les sacs ne soient interdits, a précisé le gouvernement.

Le ministre de l’Environnement, Gordon Wilson, a déclaré qu’il présentait ce projet de loi dans l’espoir de retirer chaque année des millions de sacs des sites d’enfouissement.

En vertu de la loi proposée, les détaillants seraient toujours autorisés à utiliser des sacs en plastique à usage unique pour les poissons vivants et les articles en vrac. Il y aurait également des exemptions pour les banques alimentaires et les organismes de bienfaisance.

Bien que de nombreuses municipalités canadiennes aient interdit les sacs en plastique à usage unique dans les épiceries et autres points de vente au détail, les interdictions à l’échelle provinciale sont moins courantes et plus récentes.

Le gouvernement du Manitoba a promis des consultations sur l’interdiction des sacs en plastique à usage unique. Une interdiction à l’Île-du-Prince-Édouard est entrée en vigueur en juillet, tandis que Terre-Neuve-et-Labrador a présenté un projet de loi en avril.

Le premier ministre Justin Trudeau a déclaré en juin que le gouvernement fédéral entamait des travaux de réglementation visant à interdire les plastiques néfastes à usage unique.

Des détaillants, y compris la chaîne Sobeys, ont déjà promis d’éliminer les sacs à usage unique.

Un expert estime que l’interdiction des sacs en plastique plaît aux consommateurs, mais que cela ne suffit pas pour produire de réels changements environnementaux.

«Interdire les sacs en plastique n’est qu’une distraction. Le vrai problème, c’est l’emballage des produits alimentaires. Mais au moins, les gouvernements agissent à ce sujet», a déclaré Sylvain Charlebois, directeur du laboratoire d’analyse agroalimentaire de l’Université Dalhousie.

M. Charlebois a ajouté que, pour progresser, les magasins devraient également se pencher sur des solutions de rechange biodégradables et compostables, tandis que les gouvernements devraient financer des recherches qui augmenteraient l’utilisation de solutions d’emballage écologiques.

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