La Nouvelle-Écosse voit son bilan croître à la veille de la «bulle atlantique»

HALIFAX — Alors que les provinces de l’Atlantique s’apprêtent à assouplir entre elles les restrictions sur les déplacements dans toute la région, la Nouvelle-Écosse a enregistré son troisième nouveau cas de COVID-19 cette semaine. 

Ces cas surviennent après trois semaines sans aucun signalement de nouvelles infections dans cette province. Les autorités de la santé publique croient que les trois nouveaux cas sont tous liés au voyage, à l’extérieur du Canada. Le dernier cas en date touche un travailleur étranger temporaire.

Le premier ministre Stephen McNeil affirme que ce troisième cas cette semaine met en évidence l’importance des directives de santé publique, en particulier la période d’isolement de 14 jours pour les visiteurs de l’extérieur du Canada atlantique.

La Nouvelle-Écosse indiquait mercredi que les passagers d’un vol Toronto-Halifax pouvaient avoir été exposés à la COVID-19. La direction de la santé publique a précisé que l’exposition potentielle s’était produite le 26 juin sur le vol 248 de WestJet.

Le Nouveau-Brunswick, de son côté, ne signale toujours aucun nouveau cas de COVID-19, pour la neuvième journée consécutive. Le nombre total de cas demeure stable à 162, dont deux décès. Trois cas sont toujours considérés comme actifs; tous les patients sont hospitalisés, dont deux aux soins intensifs.

La «bulle atlantique» voit le jour

Malgré tout, les provinces du Canada atlantique lèveront vendredi leurs restrictions de voyage entre elles. Les cas de COVID-19 dans la région ont diminué ces dernières semaines et les quatre provinces ont convenu récemment de renoncer aux exigences d’isolement pour les visiteurs en provenance des provinces voisines de l’Atlantique, afin de stimuler leur économie. Les visiteurs devront toutefois montrer patte blanche en vertu de cette «bulle atlantique».

Les adultes arrivant en Nouvelle-Écosse devront présenter une preuve de résidence dans l’une des quatre provinces atlantiques afin d’entrer sans avoir à s’isoler pendant 14 jours. L’Île-du-Prince-Édouard demandera aux visiteurs de remplir un formulaire avec des détails comprenant une preuve de résidence, des déclarations de santé et les dates d’arrivée et de départ prévues pour chaque personne.

Marine Atlantique, la société d’État qui assure des services de traversiers entre Terre-Neuve et la Nouvelle-Écosse, affirme que 3000 réservations ont été faites au cours des six premiers jours suivant l’annonce de cette «bulle atlantique».

Certains habitants, craignant que le virus ne réapparaisse, ont toutefois critiqué cette décision. Près de 15 000 personnes ont signé une pétition en ligne demandant à Terre-Neuve-et-Labrador de maintenir ses frontières fermées.

Le ministre du Tourisme de l’Île-du-Prince-Édouard a par ailleurs dénoncé les reportages qui font état de résidents qui harcèlent les visiteurs avec des plaques d’immatriculation de l’extérieur. Matthew McKay a soutenu sur les ondes de CBC que des acteurs de l’industrie touristique déploraient à cause de cela des annulations de réservations. Le ministre comprend que certains citoyens aient peur, mais il exhorte tous les insulaires à soutenir le secteur du tourisme en ce début de «bulle atlantique».

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