La pandémie a fait réfléchir les Québécois sur leur retraite, selon un sondage

MONTRÉAL — Les Québécois semblent repenser à leurs plans de retraite dans la foulée de la pandémie de COVID-19, selon un sondage effectué pour le compte d’IG Gestion de patrimoine (IG).

D’après l’enquête réalisée par la firme Polara à la fin du mois de janvier, près de deux Québécois sur trois souhaitent se constituer un fonds d’urgence, dès maintenant et pour leur retraite.

Et 43 % des répondants disent qu’ils pourraient préparer un plan successoral avant leur retraite.

Carl Thibeault, vice-président principal chez IG, souligne qu’avec la pandémie, les Québécois ont fait face à beaucoup d’imprévus, ce qui a alimenté leurs réflexions sur l’avenir.

M. Thibeault croit qu’ils seront plus prévoyants, du moins à court terme.

«Je suis convaincu que pour les premières années à tout le moins, (ça changera) la manière dont les gens vont planifier, la manière dont les gens vont voir leur retraite, leur vie en général aussi», a-t-il soutenu en entrevue téléphonique.

«Assurément, les gens se posent davantage de questions, et peut-être que ça va enlever la pensée magique: « Bon, je me crois à l’abri, ça devrait bien aller », alors que cet élément-là a démontré pour tous et toutes que des éléments fortuits pourraient malheureusement survenir.»

Le sondage révèle également que 64 % des Québécois préféreraient rester à la maison pour leurs vieux jours, plutôt que d’aller dans une maison pour retraités. De plus, près d’un répondant sur deux prévoit rester au Canada plutôt que de s’installer à l’étranger.

«Ce n’est pas étranger à des situations d’incertitude qui se produisent. Les gens tendent à dire: « Ok, je vais rester près »», a indiqué M. Thibeault.

D’ailleurs, selon l’enquête, 60 % des Québécois ont dit que la pandémie les a incités à rester près de leur famille.

Le sondage de Polara a été effectué en ligne auprès de 1508 Canadiens. Selon les normes généralement acceptées de l’industrie du sondage, les enquêtes en ligne ne peuvent pas se voir attribuer une marge d’erreur, car elles n’échantillonnent pas la population au hasard.

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