La pandémie de COVID-19 continue de diviser Donald Trump et Joe Biden

Devant des partisans collés les uns sur les autres, le président Donald Trump a encore affirmé que la lutte contre la pandémie était arrivée à un tournant tout en se moquant de son adversaire Joe Biden.

De son côté, le candidat démocrate se désolait de la nécessité de la distanciation physique pendant la pandémie, mais en comprenait les raisons.

À un moment où la crise sanitaire s’accentue aux États-Unis, les deux rivaux ont adopté des stratégies de campagne radicalement différentes.

«Nous ne voulons pas devenir des super-diffuseurs», a lancé M. Bident à ses partisans lors d’un «rassemblement au volant» dans le comté de Bucks en Pennsylvanie.

De passage en Caroline du Nord, M. Trump a ironiquement traité son rival de «gars inspirant» pour avoir sonné l’alarme au sujet de la pandémie. Le républicain a observé que ceux qui participaient au rassemblement démocrate – à l’intérieur de leur véhicule – ne respectaient pas la distanciation physique.

«Vous savez pourquoi nous avons autant de cas ?, a martelé M. Trump, fidèle à sa rhétorique. C’est parce que nous réalisons tellement de tests. Et à bien des égards, c’est bien. Mais à bien des égards, c’est aussi insensé. Ok, c’est très insensé.»

Bien que les autorités aient rapporté 83 000 nouveaux cas vendredi, un sommet, M. Trump a dit que les États-Unis amorçaient un tournant. «Nos chiffres sont incroyables», a-t-il prétendu.

Au cours d’un podcast diffusé samedi, Joe Biden a réitéré que sa priorité sera de «contrôler le virus», car l’économie ne pourra pas croître si la pandémie n’est pas endiguée.

«Comme je l’ai déjà dit, je vais arrêter le virus, pas l’économique, a-t-il déclaré lors de son rassemblement dans le comté de Bucks. Nous pouvons marcher et mâcher de la gomme en même temps, et reconstruire mieux qu’avant.»

Plus tôt, M. Trump a voté par anticipation à West Palm Beach, près de sa propriété Mar-a-Lago, en Floride. Il avait l’habitude de voter à New York, mais il a changé son lieu de résidence pour la Floride, l’an dernier.

«J’ai voté pour un gars nommé Trump», a-t-il lancé.

Des centaines de partisans du président sortant s’étaient rassemblés à l’extérieur de la bibliothèque, transformée en bureau de vote, où M. Trump est allé voter. Plusieurs personnes brandissaient le drapeau américain tandis que la foule scandait «Quatre autres années!».

Le président Trump portait un masque lorsqu’il est allé voter, mais il a rapidement enlevé son couvre-visage lorsqu’il s’est approché des journalistes.

Joe Biden n’a pas encore exercé son droit de vote. Il devrait le faire en personne au Delaware le jour du scrutin, le 3 novembre. Le vote par anticipation n’est pas légal dans cet État.

Le camp Biden mise beaucoup sur la Pennsylvanie, un État qu’avait enlevé son adversaire en 2016. Le candidat démocrate a participé à un deuxième rassemblement dans le comté de Luzerne, qui avait appuyé massivement Barack Obama lors des deux élections précédentes avant de se tourner vers Donald Trump.

Il a été rejoint par la vedette rock Jon Bon Jovi qui a passé de nombreux étés pendant son enfance chez ses grands-parents, à Erié, en Pennsylvanie. Le chanteur a interprété trois chansons au cours du rassemblement.

M. Trump a également attaqué son rival sur sa déclaration voulant qu’il soutenait une «transition» vers des énergies propres. Il en a profité pour soulever des doutes sur l’acuité mentale de Joe Biden.

«Il est soit fou, soit il est le pire menteur, a déclaré M. Trump. En fait, il existe une troisième possibilité: il ne s’en souvient pas.»

Le démocrate a tenté de clarifier sa position en affirmant qu’il ne comptait pas interdire la fracturation hydraulique, comme l’en accuse Donald Trump.

«Permettez-moi d’être clair, je n’interdis pas la fracturation hydraulique en Pennsylvanie ou ailleurs», s’est engagé M. Biden.

Bien que mettre fin à la dépendance de la nation aux combustibles fossiles soit populaire parmi de nombreux progressistes, l’idée pourrait nuire à Joe Biden parmi les électeurs de la classe ouvrière dans les États cruciaux comme la Pennsylvanie et l’Ohio, qui dépendent de l’industrie pour gagner leur vie.

M. Biden a déclaré qu’il interdirait les nouveaux permis d’exploitation de gaz naturel et de pétrole sur les terres fédérales uniquement.

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