La pénurie de main-d’oeuvre affecte aussi les anesthésiologistes

MONTRÉAL — Comme c’est le cas pour les infirmières et les préposés aux bénéficiaires, la pénurie de main-d’oeuvre en santé affecte aussi les anesthésiologistes, rappelle leur association qui plaide pour la formation de davantage de professionnels.

Dans un communiqué publié lundi matin, l’Association des anesthésiologistes du Québec (AAQ) affirme qu’il manque plus de 100 professionnels dans le réseau. Une situation qui pourrait compromettre «la reconduite du plan de couverture provincial en anesthésiologie», prévient-on.

Selon l’AAQ, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) serait à blâmer parce qu’il limite la formation de nouveaux anesthésiologistes à 29 nouveaux résidents par année alors que les universités disent être capables d’en accueillir 41.

L’association plaide pour que le gouvernement rehausse le nombre de postes en résidence «afin d’assurer la pérennité du plan de couverture» dans l’ensemble du Québec.

Afin de répondre à la demande actuelle, plus 300 anesthésiologistes auraient accepté d’augmenter leurs heures de travail dans les hôpitaux de la province et de se déplace dans divers établissements.

Depuis trois ans, ils auraient ainsi comblé quelque 15 000 journées de remplacement. 

L’Association des anesthésiologistes du Québec regroupe 800 médecins anesthésiologistes certifiés et fait partie de la Fédération des médecins spécialistes du Québec.

Laisser un commentaire