Des recommandations «pragmatiques» promises lors de l’enquête sur la tuerie en N.-É.

HALIFAX — Le président de l’enquête publique sur la tuerie de masse d’avril 2020 en Nouvelle-Écosse a indiqué lundi que la commission souhaitait faire des recommandations «claires et pragmatiques» à l’issue de sa troisième et dernière phase de travail.

Dans une déclaration lue lors des audiences à Halifax, Michael MacDonald a souligné que la commission s’engage à faire tout son possible pour s’assurer que ses conclusions aident à empêcher que des événements similaires ne se reproduisent. La dernière partie de l’enquête — connue sous le nom de Commission des pertes massives — a commencé lundi et se concentrera sur l’élaboration de recommandations.

Sur une période de 13 heures, les 18 et 19 avril 2020, un homme armé conduisant une réplique de voiture de police a tué 22 personnes dans la petite communauté rurale de Portapique, en Nouvelle-Écosse, et dans le nord et le centre de la province.

«Nous devons présenter des recommandations qui peuvent aider à améliorer la sécurité des communautés les plus touchées par les pertes massives et de toutes les communautés de la Nouvelle-Écosse, du Canada et d’ailleurs, a dit M. MacDonald. Des recommandations claires, pragmatiques et prêtes à être mises en œuvre afin que les personnes de nos gouvernements, institutions et communautés puissent agir immédiatement.»

Depuis que l’enquête a commencé ses travaux au début de 2021, suivis des audiences publiques en février, M. MacDonald a affirmé qu’elle avait fait ressortir une «meilleure compréhension de ce qui s’était passé» sur les 17 scènes de crime. L’enquête a publié 31 documents fondamentaux, plus de 3000 documents sources à l’appui, 19 rapports commandés et plus de 1100 documents de recherche et de politique ainsi que 20 rapports supplémentaires de l’équipe d’enquête.

Les enquêteurs ont mené plus de 240 entrevues avec des témoins, dont 79 membres de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Ils ont également entendu 90 experts lors de tables rondes d’enquête.

«Cette enquête est d’importance nationale et cette portée continuera d’éclairer notre approche dans notre phase finale», a ajouté M. MacDonald.

Lundi, l’enquête a publié un document de 376 pages qui examinait 71 rapports contenant plus de 2000 recommandations d’enquêtes et d’examens menés au Canada entre 1989 et 2022. L’avocate de la Commission, Jennifer Cox, a indiqué que l’analyse examinait les recommandations pertinentes pour la Commission des pertes massives, impliquant des éléments tels que les communications policières internes et publiques, la surveillance et la formation de la police ainsi que la violence sexiste.

«Parmi les recommandations qui ont déjà été faites, y a-t-il des choses qui auraient pu être recommandées et qui n’ont pas été recommandées? a demandé Mme Cox. L’autre chose que nous voulons faire est de rassembler des idées sur la façon d’apporter des améliorations à l’avenir.»

Elle a ajouté que le but de regarder en arrière est d’aider à «façonner» les recommandations de l’enquête.

Tout au long du mois de septembre, l’enquête entendra des personnes qui n’ont pas encore témoigné. Elle recueillera également des suggestions d’organismes, de résidants et du grand public sur les façons de rendre les collectivités plus sécuritaires.

La semaine dernière, la commandante à la retraite de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) de la Nouvelle-Écosse, Lee Bergerman, et la commissaire Brenda Lucki ont déclaré à l’enquête que leur organisation avait besoin de plus de ressources parce que les coûts des services de police continuaient d’augmenter.

Au cours de son témoignage, Mme Bergerman a noté que la GRC se plaignait depuis longtemps du manque de personnel et d’équipement nécessaires pour surveiller adéquatement la province.

Le délai pour le rapport final de l’enquête publique sur la fusillade des 18 et 19 avril 2020 a été prolongé de cinq mois et est désormais attendu pour le 31 mars 2023.

Le rapport examinant les circonstances des meurtres de 22 personnes par un homme armé au volant d’une réplique de voiture de police était initialement attendu le 1er novembre.

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