La police de Gatineau accuse une femme d’avoir menti sur son état de santé

GATINEAU, Qc — La police de Gatineau affirme qu’une femme a menti sur son état de santé, et rappelle l’importance de protéger les policiers et autres intervenants de première ligne.

Un mandat d’arrestation a été lancé contre la jeune femme âgée de 21 ans.

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) a indiqué vendredi avoir «soumis une accusation criminelle d’entrave à un agent de la paix au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP)».

Le «mandat d’arrestation visé» stipule que la personne en faisant l’objet ne sera pas détenue et sera libérée avec des conditions en attendant sa comparution devant la Cour du Québec.

Les policiers doivent être informés «sans délai et avec précision et véracité» de l’état de santé des personnes auprès de qui ils interviennent, fait valoir le SPVG.

Lors d’interventions policières ou de rencontres avec des enquêteurs, en fonction des protocoles sanitaires établis dans le contexte de la pandémie de COVID-19, des questions sont posées aux personnes au sujet de leur santé.

Le mandat d’arrestation contre cette jeune femme est relié à une intervention réalisée le 31 mars.

Après avoir été appelés à prendre la «déclaration» de la femme dans une résidence privée à Gatineau, un individu présent a été transporté au poste de police afin d’être rencontré par des enquêteurs.

«Ce n’est que plus tard dans la journée que le SPVG a été informé que la femme de 21 ans avait affirmé être infectée par la COVID-19. Elle aurait dit avoir reçu un résultat positif à la suite d’un test de dépistage effectué dans les jours précédents», souligne le corps policier par communiqué.

Le SPVG a aussitôt déclenché son protocole de mesures exceptionnelles relativement à la COVID-19. Plusieurs policiers et employés ont été mis en quarantaine et le SPVG a procédé à une décontamination urgente de nombreux endroits et véhicules.

Or, l’enquête a permis de déterminer que la femme avait menti sur son état de santé, a déclaré le SPVG.

«Elle n’a jamais été déclarée positive à la COVID-19. Elle n’aurait d’ailleurs été soumise à aucun test de dépistage», précise-t-on.

Le SPVG a dit prendre très au sérieux la sécurité de ses policiers, de son personnel et de la communauté.

Des accusations criminelles peuvent être portées lorsqu’une personne ne donne sciemment pas la bonne information sur son état de santé en lien avec la COVID-19.

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