La police de l’Ontario fait état de plusieurs vols de guichets automatiques

LONDON, Ont. — La police demande aux propriétaires d’entreprises du sud de l’Ontario de bien évaluer leur décision d’avoir un guichet automatique alors que plusieurs vols de machines sont survenus récemment dans des stations d’essence, des restaurants et des dépanneurs.

Les auteurs des vols ont frappé dans 58 entreprises des secteurs de Brant, Waterloo, Hamilton, Owen Sound et Niagara depuis le mois de janvier 2017, a précisé la Police provinciale de l’Ontario (PPO), vendredi.

Selon la police, généralement, ils commettent leur vol entre minuit et 5 h du matin, en percutant le commerce avec un véhicule volé — la plupart du temps une camionnette ou un véhicule utilitaire sport. Ils placent ensuite une chaîne autour du guichet, et l’arrachent de l’endroit où il est placé.

Les dégâts pour un seul édifice sont évalués entre 20 000 et 250 000 $ et dans certains cas, des dommages ont été constatés dans la structure du bâtiment.

Le vol d’un guichet automatique coûte généralement à une entreprise environ 10 000 $, en plus des frais de réparation et des pertes financières liées à la fermeture temporaire du commerce, alors que le bénéfice moyen d’une telle machine est de 20 cents par tranche de 20 $.

La police ne veut pas dire aux commerces d’abandonner leurs guichets automatiques, a nuancé le sergent Dave Rektor.

«Nous disons seulement que vous devrez être beaucoup plus vigilants et que vous devriez vous attendre à plus de problèmes chez vous si vous en avez», a-t-il indiqué.

La police ontarienne encourage les propriétaires d’entreprises à signaler à la police toute activité suspecte.

«C’est aléatoire, alors il n’y a rien qui permet de prédire où ils vont frapper ensuite», a déclaré le sergent Rektor.

La police demande aussi aux propriétaires de camionnettes et de véhicules utilitaires sport de ne pas laisser leurs clés à l’intérieur de leur voiture, et de s’assurer qu’elles soient verrouillées en tout temps.

«Dans beaucoup de cas, les camions auxquels nous avons affaire (dans les vols de guichets) sont volés, les clés sont laissées dedans, et c’est un cocktail désastreux», a-t-il conclu.