La police enquête sur une attaque au paintball contre un site d’injection

LETHBRIDGE, Alb. — La police a ouvert une enquête après qu’une personne eut tiré des balles de paintball sur le personnel et les usagers d’un établissement d’injection supervisée dans le sud de l’Alberta.

La directrice des opérations de l’endroit, Jill Manning, a indiqué qu’un membre du personnel avait été touché à plusieurs reprises à la gorge, à la poitrine, au torse et à la jambe. Il a subi des contusions et des coupures.

Deux usagers ont également été touchés. Mme Manning a toutefois dit que personne n’avait été grièvement blessé.

Une manifestation s’était déroulée lundi lors d’une réunion du conseil municipal de Lethbridge au cours de laquelle les élus avaient rejeté une proposition visant à demander au gouvernement albertain de cesser de financer l’endroit.

Selon Mme Manning, plusieurs incidents sont survenus depuis la réunion. Des membres du personnel de l’établissement ont été menacés en personne et sur internet.

«Il s’agit de la première agression physique que nous subissons, mais il y a eu auparavant des attaques verbales. Des membres du personnel ont été filmés et provoqués. Nos inquiétudes se sont accrues tout au long de la semaine, a-t-elle dit. En ce moment, je suis secouée.»

L’agent Ryan Darroch du Service de police de Lethbrige a confirmé que plusieurs personnes avaient été atteintes lors de l’attaque au paintball, bien qu’il n’ait pu dire avec certitude si le site d’injection avait été la cible du tireur.

Il a ajouté qu’une camionnette a circulé lentement autour de l’endroit. Selon lui, le tireur semblait avoir choisi ses victimes au hasard.

«On peut identifier, à partir de la caméra vidéo, plusieurs personnes qui ont été atteintes. On peut aussi en voir d’autres qui se cachent derrière des véhicules ou qui se sont cachés lorsque les projectiles ont sifflé autour d’elles. Il semble que la majorité des coups de feu ont manqué la cible.»

Le véhicule suspect était un Dodge blanc, de modèle récent, avec une couverture de caisse à parties rigides, des jantes noires et un emblème «Ram» sur le hayon arrière. La police dit qu’on n’a pu relever le numéro de la plaque d’immatriculation.

Le site de Lethbridge est ouvert depuis environ un an et demi.

Mme Manning a indiqué que le site de Lethbridge renforcera probablement ses mesures de sécurité. Selon elle, les responsables des menaces ne représentent qu’un groupe marginal de la collectivité.

«Je ne sais pas si les gens comprennent que les commentaires qu’ils considèrent comme anodins sur les réseaux sociaux peuvent aider à attiser la fièvre qui règne dans notre ville.»

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