La politique de l’administration Biden sur la vaccination: les Américains d’abord

WASHINGTON — La Maison-Blanche ne s’excuse pas d’avoir donné la priorité aux Américains dans ses efforts pour distribuer les vaccins contre la COVID-19.

La porte-parole de la Maison-Blanche Jen Psaki a déclaré que l’objectif du président Joe Biden était de s’assurer que les Américains soient vaccinés.

Et ce, malgré les défis auxquels font face d’autres pays, dont le Canada, pour se procurer des doses de vaccin à l’extérieur des États-Unis.

Mme Psaki a laissé entendre lors de son point de presse quotidien à la Maison-Blanche que le président avait subi des pressions de la part d’autres dirigeants mondiaux au sujet du refus persistant du pays d’autoriser l’exportation de doses fabriquées aux États-Unis.

«Je pense que le président a été clair, publiquement et certainement en privé, quand—si l’enjeu est soulevé, qu’il se concentre maintenant sur la vaccination des Américains», a-t-elle déclaré.

Les États-Unis ont joint de nouveau l’Organisation mondiale de la santé et M. Biden considère qu’il est «vital et essentiel» que le plus de personnes possible dans le monde puissent être vaccinées, a-t-elle ajouté.

«Mais sa première priorité est de s’assurer que les doses sont dans les bras des Américains», notamment en respectant sa promesse d’administrer 100 millions de doses au cours des 100 premiers jours de son administration.

Alors que la disponibilité des vaccins approuvés contre la COVID-19 reste largement dépassée par la demande dans le monde, ces pressions sur l’offre sont particulièrement aiguës en dehors des États-Unis.

Le Canada est en difficulté depuis la mi-janvier, lorsque Pfizer a ralenti la production de son usine en Belgique afin d’augmenter sa capacité de fabrication.

Au lieu des 1,15 million de doses du vaccin Pfizer-BioNTech qui devaient être livrées entre le 18 janvier et cette semaine, le Canada n’a reçu que 339 000 doses.

Le premier ministre Justin Trudeau a déclaré cette semaine que la crise de l’offre commencerait à s’atténuer la semaine prochaine avec le plus grand envoi de Pfizer-BioNTech à ce jour.

Près de deux millions de doses devraient arriver au cours du prochain mois, avec l’espoir que le rythme atteigne un million par semaine d’ici avril.

Rien de tout cela, cependant, n’est attribuable aux États-Unis, où l’ancien président Donald Trump — un protectionniste inflexible qui a été accusé en décembre d’avoir sous-estimé les commandes de vaccins de son gouvernement — a ordonné aux fabricants américains de donner la priorité aux commandes intérieures.

Tout de même, le décret de Donald Trump n’a eu aucun impact sur les fournisseurs qui ont signé des contrats pour des commandes en dehors des États-Unis, a déclaré vendredi la ministre fédérale de l’Approvisionnement, Anita Anand.

«Nonobstant le décret du président précédent, nous croyons comprendre que les doses faisant l’objet d’un contrat entre un fournisseur et une autre juridiction… peuvent quitter les États-Unis», a affirmé Mme Anand.

Elle parlait du vaccin AstraZeneca à deux doses, qui devrait devenir le troisième de la rotation à recevoir l’approbation de Santé Canada.

Deux autres sont également en cours d’approbation, notamment l’offre à dose unique de Johnson and Johnson et le vaccin Novavax, qui, espère le Canada, sera le premier vaccin contre la COVID-19 fabriqué en sol canadien.

Le Canada a passé une commande pour 20 millions de doses d’AstraZeneca, avec jusqu’à 500 000 doses attendues dans le pays d’ici la fin du mois prochain.

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