La «propagation communautaire» du coronavirus en Ontario serait peu probable

TORONTO — La direction de la santé publique de l’Ontario ne croit pas finalement que l’un des cas les plus récents de coronavirus dans cette province constitue une preuve de «propagation communautaire» de la COVID-19.

Un homme d’une cinquantaine d’années de Sudbury, en Ontario, est infecté par le nouveau coronavirus après avoir assisté à une conférence sur l’exploitation minière, la semaine dernière à Toronto. On ne sait pas encore si l’homme a récemment voyagé à l’extérieur du pays ou s’il a été en contact étroit avec une personne atteinte de la maladie. Mais la docteure Barbara Yaffe, adjointe au Médecin hygiéniste en chef de l’Ontario, estime qu’il est plus probable que cet homme a contracté le virus lors de cette conférence internationale, à laquelle ont assisté plus de 20 000 personnes de nombreux pays.

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, et le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, ont d’ailleurs tous les deux participé brièvement à cette importante conférence. Le cabinet de M. Ford a indiqué mercredi que le premier ministre était en bonne santé et ne présentait aucun symptôme de la COVID-19. Les autorités n’auraient d’ailleurs pas communiqué avec lui dans le cadre du mécanisme de recherche des contacts de l’homme infecté.

M. Trudeau, quant à lui, confirme qu’il n’a pas subi de tests à la suite de cette conférence, et que cette décision a été prise en conformité avec les conseils de l’administratrice en chef de la santé publique du Canada. Theresa Tam recommande par ailleurs à tous les participants au congrès de rester vigilants pour surveiller de possibles symptômes, comme la fièvre, la toux ou des difficultés respiratoires.

Le premier ministre Trudeau a toutefois procédé à des changements dans son horaire pour la semaine qui vient et modifiera ses déplacements pour ne pas «interférer avec le travail qui se fait sur le terrain». Il suit également les recommandations des experts en santé publique, qui conseillent notamment de se laver les mains plus souvent et d’éviter de serrer des mains.

L’Université Laurentienne, à Sudbury, qui était «très bien représentée» à cette conférence sur les mines à Toronto, a par ailleurs annoncé mercredi que tous ses cours seraient désormais donnés en ligne, jusqu’à nouvel ordre, et que toutes les activités en personne, telles que les laboratoires, ont été annulées.

L’Ontario a par ailleurs confirmé mercredi qu’une cancérologue du «Hamilton Health Sciences» avait contracté le coronavirus. Cette médecin, qui revenait d’un voyage à l’étranger, a été en contact avec les patients et le personnel lundi après-midi, mais elle s’est depuis placée en isolement chez elle dans la région de Halton, entre Hamilton et Toronto.

On recensait jusqu’ici mercredi 41 cas confirmés de coronavirus en Ontario — essentiellement des cas liés aux voyages; là-dessus, cinq cas ne sont plus contagieux et sont donc «résolus», selon le ministère de la Santé.