La proportion de déclarations de revenus en ligne poursuit sa progression

MONTRÉAL — L’omniprésence de l’internet n’est toujours pas venue à bout des quelques contribuables irréductibles qui persistent à remplir leur déclaration de revenus sur papier, mais ils deviennent de plus en plus rares.

Revenu Québec signale, au lendemain de la date limite pour la production de son rapport d’impôt 2017, que la proportion de déclarations remises en ligne a atteint cette année un sommet de 89 pour cent, soit le plus haut taux jamais enregistré. Cette proportion avait atteint 87 pour cent il y a un an.

Ainsi, en date du 30 avril, 5,12 millions de déclarations de revenus avaient été transmises par voie électronique, soit une augmentation de 119 000 par rapport au total enregistré à la date limite l’an dernier.

Revenu Québec rappelle que la transmission électronique permet de recevoir plus rapidement un remboursement, surtout s’il est effectué par dépôt direct.

L’objectif du fisc québécois est de verser un remboursement ou délivrer un avis de cotisation dans un délai de 14 jours pour les déclarations transmises par voie électronique, comparativement à 28 jours dans le cas des déclarations envoyées par la poste.

L’agence soutient par ailleurs que la transmission par voie électronique permet de réduire le risque d’erreur et elle fait appel au passage à la fibre environnementaliste des citoyens en faisant valoir que l’usage du cyberespace «constitue à la fois un geste écologique et économique, puisqu’elle permet de réduire la consommation de papier et le coût de traitement des déclarations de revenus».

Revenu Québec a de plus indiqué que près des deux tiers (63,4 pour cent) des contribuables ont eu droit à un remboursement, alors que 26,9 pour cent ont un solde à payer.

Les retardataires, quant à eux, feront bien de garder à l’esprit qu’ils s’exposent à une pénalité s’ils ont un solde à payer et que leur déclaration n’a pas été remise dans les délais requis. Cette pénalité s’élève à 5 pour cent du solde impayé, ainsi qu’à une pénalité additionnelle de 1 pour cent par mois de retard, pour un maximum de 12 mois, en plus des intérêts habituels.

Il existe toutefois une catégorie de retardataires qui dispose encore d’un délai: les particuliers qui déclarent des revenus d’entreprise et leur conjoint ont en effet jusqu’au 15 juin 2018 pour produire leur déclaration de revenus.