La publicité d’aliments destinée aux enfants devrait être interdite

TORONTO – La Fondation des maladies du coeur et de l’AVC demande au gouvernement fédéral de restreindre toutes les publicités d’aliments et boissons malsains destinées aux enfants et aux adolescents.

Selon la fondation, les tactiques de «bombardement publicitaire» dirigent les jeunes tout droit vers l’obésité et des problèmes de santé qui les suivront toute leur vie.

Elle demande donc l’élimination des publicités d’aliments et de boissons visant les moins de 17 ans, tant en ligne qu’à la télévision.

Une étude commandée par la fondation indique que collectivement, les enfants sont exposés à 25 millions de publicités d’aliments et de boissons par année sur les 10 sites web les plus populaires auprès des jeunes. Plus de 90 pour cent de ces publicités présentent des produits considérés comme mauvais pour la santé en raison de leur forte concentration en sucre, en gras ou en sodium.

Pour les enfants de deux à onze ans, les produits les plus souvent annoncés étaient les établissements de restauration rapide, les gâteaux, les biscuits, la crème glacée et les céréales.

Les Pop-Tarts de Kellogg’s remportent la palme du plus grand nombre de publicités pour un seul produit sur les sites favoris des enfants et des adolescents. Les Corn Flakes de Kellogg’s et les boissons énergétiques Red Bull font aussi partie des produits les plus fréquemment publicisés.

Le Bulletin de santé 2017 de la Fondation des maladies du coeur et de l’AVC, publié mercredi, examine comment les publicités illimitées d’aliments et de boissons destinées aux enfants et aux adolescents ont une incidence sur leurs préférences dans ce domaine et, potentiellement, sur leur santé.

Au cours des 35 dernières années, le nombre d’enfants canadiens souffrant d’obésité a triplé. Près d’un enfant sur trois souffre aujourd’hui d’embonpoint ou d’obésité. L’obésité place ces enfants et adolescents à risque pour un grand nombre de problèmes de santé, dont les maladies cardiaques, les AVC et le diabète, indique le porte-parole de la fondation, Tom Warshawski.

Note to readers: Ceci est une version corrigée. La version précédente indiquait que le rapport dénonçait la publicité en ligne, alors qu’il s’oppose en fait à toute publicité d’aliments et boissons destinée aux enfants.