La rentrée scolaire se déroulera avec un couvre-visage à compter de la 5e année

Photo : Pixabay

MONTRÉAL — Pour la rentrée scolaire, le couvre-visage sera obligatoire pour les élèves à compter de la 5e année du primaire et pour les années qui suivent, a annoncé lundi à Montréal le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.

Ce couvre-visage de protection contre le coronavirus devra être porté dans les lieux communs à tous, comme les halls d’entrée et les couloirs, mais pas dans les classes, a-t-il précisé.

Le concept de sous-groupes ou de «bulles» de protection dans les classes, qui avait été annoncé en juin, est aussi modifié.

«La bulle, c’est la classe. À l’intérieur de la classe, on peut se côtoyer. Ce sont les enseignants qui se déplacent», a illustré le ministre Roberge. De cette façon, le jeune devrait côtoyer sensiblement la même trentaine d’élèves chaque jour, réduisant ainsi son exposition au coronavirus, ont jugé les autorités.

Pour la récréation à l’extérieur, le couvre-visage ne sera pas requis des élèves.

Par cohérence, le masque deviendra également obligatoire dans les transports en commun pour les enfants de 10 ans et plus à compter du 24 août, a précisé le ministre Roberge.

Au préscolaire, il n’y aura pas de couvre-visage requis, mais le personnel devra porter de l’équipement de protection individuelle, comme c’est le cas dans les services de garde, a ajouté le ministre de l’Éducation.

Lavage des mains

Les autres consignes, comme le lavage des mains plus fréquent et la désinfection, continueront d’être appliquées.

Aux côtés du ministre Roberge, le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, a d’ailleurs déploré le fait qu’«il y a moins de lavage des mains depuis qu’il y a un couvre-visage».

En cas de problèmes

Le ministre a aussi promis que les parents seraient prestement informés si un cas de COVID-19 venait à se déclarer dans la classe ou l’école. Il ne s’agit pas de faire paniquer les parents, mais de faire preuve de transparence, a-t-il assuré.

Par ailleurs, les enfants qui ont un problème de santé «relié à la COVID» et validé par un billet du médecin pourront ne pas assister à leurs cours en personne et avoir droit à l’enseignement à distance. Le Centre de services scolaires — qui a remplacé la commission scolaire — doit garantir cet accès à l’enseignement à distance, le cas échéant.

De même, un enseignant vulnérable qui a un problème de santé «relié à la COVID» et qui le fait certifier par un billet du médecin pourra bénéficier d’accommodements. Il pourrait, par exemple, offrir l’enseignement à distance de chez lui, a illustré le ministre Roberge.

«Nous ne manquerons pas d’outils technologiques», a-t-il assuré, en soulignant que le ministère en avait acheté pour une valeur de 100 millions $ depuis la mi-juin.

Le ministre a voulu se faire rassurant, tant pour les parents que pour les enseignants. Il a noté que le degré de connaissance du coronavirus avait évolué depuis le début de la pandémie et que ce plan visait justement à ajuster le tir en fonction de ces connaissances nouvelles.

Il a aussi rappelé que les pédiatres eux-mêmes ont souligné l’importance pour les enfants de revenir à l’école, de socialiser, de revoir leurs amis, leurs enseignants, de poursuivre leurs apprentissages sur place.

Enseignants et directions

Présente sur place, Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement, affiliée à la CSQ, qui représente la majorité des enseignants du primaire et du secondaire, démontrait des signes d’ouverture et de soulagement.

«On sait qu’on a fait un grand pas si on compare au printemps. Quand on avait reçu le premier plan, il y avait énormément de questions. Nous, on parlait d’incohérences dans les milieux», a commenté Mme Scalabrini.

Dans le plan ministériel qui a été exposé, «il semble y avoir une plus grande cohérence dans ce qui va se faire d’un milieu à l’autre», s’est-elle réjouie. Elle restera toutefois aux aguets et souhaite que la communication et l’écoute soient au rendez-vous dans les deux sens.

Les directions d’établissements scolaires, de leur côté, croient que «tout est en place pour une rentrée réussie».

Le président de l’Association québécoise du personnel de direction des écoles, Carl Ouellet, a dit croire que le fait de rendre le couvre-visage obligatoire pour les jeunes du troisième cycle du primaire et du secondaire «va faciliter les déplacements au sein de l’établissement».

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« Sauf en classe ».

Au moins aura-t-on « trouvé » cela – que « la communication » s’effectue mieux moyennant expression faciale libre.
Ainsi aussi aura-t-on ‘sauvé la face’, là, c’est le cas de le dire.

Car, voyez-vous, après Jacques Plante puis un célèbre lutteur, auxquels se sera joint également Snoopy, jamais n’avait-on tant ouï parler de MERVEILLE Masquée. Aujourd’hui, notamment, c’en était frappant de constater à quel point revenait souventissimement en le discours ou questionnement « le masque obligatoire ». C’est dire, hein…

L’an passé aussi en avait-il été abondamment question de voilement ayant trait au scolaire. Mais ç’avait été, cette fois-là, en lien avec de rares enseignantes à voilure arrière ou par-dessus. Maintenant, on en est rendu.e.s au voile avant, en pleine face, et ce pour tou.te.s. À se demander s’il n’y aurait là revanche d’Allah — (quoiqu’Il n’en aurait [eu] cure, luielle, de cela, considérant que ce ne fût que de la part d’un dieu concurrent [i.e. du christianisme] qu’eut ou qu’eût été demandé aux femmes voilureligieuse; c’est juste qu’en nos temps-lieux, on n’en aurait plus guère qu’eu égard au[x] voile[s] dit[s] islamique[s]).

Parallèlement, ces deux derniers siècles particulièrement, serait-on parvenu.e.s à ‘tasser’ « l’Bon Dieu » — (on vient même d’en retirer un – Fils célèbre – d’au-dessus d’une tête présidentielle). Par contre, « le dieu de ce monde », lui, continue de sévir. Comme l’illustre on ne peut mieux cette ingénieuse* covidixneuf dont personne, personne ne vient à bout. Qui domine le monde humain terrestre du haut de son indéniable supériorité fonctionnelle.

* On a toujours été ‘bon.ne.s’, n’est-ce pas, pour se vanter que les animaux ne sont qu’animaux, que les bêtes ne sont que bêtes, et/mais que nous, humain.e.s, serions donc incomparablement plus ‘fin.e.s’ !…. Vous m’en direz tant (comprendre: vous… mentirez tant). Quand ‘quelque chose’, telle une ‘rien que’ covidixneuf, s’avère plus fort.e ou habile que toi, toutt’ ensemble!… Ben, viens pas prétendre que t’es si ‘fin.e’ ou puissant.e que ça.

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