La réouverture de la «bulle Atlantique» lundi est encore reportée

HALIFAX — La réouverture de la «bulle Atlantique» lundi prochain est à nouveau reportée, alors que le nombre de cas de COVID-19 augmente dans certaines parties de la région.

Selon un communiqué publié mercredi soir par le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Iain Rankin, le Conseil des premiers ministres de l’Atlantique a décidé de maintenir les restrictions sur les déplacements interprovinciaux.

La «bulle Atlantique» avait été créée pour la première fois l’été dernier afin de permettre aux résidents des quatre provinces de l’Atlantique de se déplacer librement dans cette région sans observer une quarantaine à l’arrivée. 

Les premiers ministres des quatre provinces espéraient à l’origine rétablir la bulle le 19 avril, mais une éclosion de COVID-19 au Nouveau-Brunswick les avait incités à repousser cette réouverture au 3 mai — au plus tôt. 

Or, c’est maintenant la Nouvelle-Écosse qui doit faire face à une augmentation du nombre de cas de COVID-19. Les autorités signalaient encore jeudi 70 nouveaux cas, dont 59 dans la région de Halifax. Neuf des autres cas ont été signalés dans la région sanitaire de l’est et deux dans la région du nord. La province comptait jeudi 548 cas actifs de la maladie.

Mais le nombre de nouveaux cas en Nouvelle-Écosse a quand même chuté pour la deuxième journée consécutive, jeudi. Cette province avait atteint mardi son plus grand nombre de cas quotidiens depuis le début de la pandémie, avec 96, et le gouvernement Rankin a alors annoncé un confinement à l’échelle de la province, pour au moins deux semaines.

Dans le communiqué de mercredi soir, M. Rankin indiquait que lui et ses homologues étaient optimistes quant à la réouverture de la «bulle Atlantique» cet été.

Ailleurs dans l’Atlantique

Le Nouveau-Brunswick signalait de son côté 10 nouveaux cas, jeudi: trois dans la région d’Edmundston, deux dans chacune des régions de Moncton, Saint-Jean et Fredericton, et un autre dans la région de Bathurst.

Quatre personnes étaient hospitalisées jeudi avec la maladie, dont deux aux soins intensifs. Le Nouveau-Brunswick compte maintenant 118 infections actives déclarées.

Les autorités ont également fait le point sur l’éclosion dans une résidence du campus de Fredericton de l’Université du Nouveau-Brunswick. À ce jour, 10 cas ont été liés à cette éclosion à «Magee House», causée par le variant identifié pour la première fois en Inde, a précisé jeudi la médecin hygiéniste en chef, Jennifer Russell.

Le personnel et les résidents d’une autre résidence de l’université, la résidence Elizabeth Parr-Johnston, ont été testés mardi et jusqu’à présent, tous les résultats ont été négatifs.

La santé publique a par ailleurs annoncé que l’éclosion au Foyer St-Jacques, un foyer de soins spéciaux dans la région d’Edmundston, est officiellement terminée. Une éclosion y avait été déclarée le 1er avril. 

Sur le front de la vaccination, le gouvernement soutient que 35 % des Néo-Brunswickois ont reçu au moins une dose d’un des vaccins. À ce jour, plus de 257 000 doses ont été administrées dans cette province.

À Terre-Neuve-et-Labrador, on signalait jeudi deux nouveaux cas confirmés de COVID-19. Ces deux cas, liés aux voyages, ont été recensés dans la «région de l’Est», qui comprend la capitale, St. John’s. L’un est lié aux voyages internationaux et l’autre aux voyages au Canada.

Le nombre de cas actifs dans cette province est de 27, avec deux personnes à l’hôpital.

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