La réouverture d’une grande autoroute en Afrique du Sud aide à calmer le jeu

JOHANNESBOURG, Afrique du Sud — Une autoroute stratégique de l’Afrique du Sud qui était bloquée depuis une semaine en marge des émeutes violentes qui secouent des régions du pays est maintenant réouverte, ont annoncé des responsables vendredi.

La violence a éclaté après l’emprisonnement, la semaine dernière, de l’ancien président Jacob Zuma. Une vingtaine de camions avaient été incendiés au poste de péage de Mooi River, sur l’autoroute N3.

L’artère de 580 kilomètres a été réouverte à la circulation. Elle relie la plus grande ville de l’Afrique du Sud et le coeur industriel du pays, Johannesbourg, au port de Durban, sur l’océan Indien.

L’armée sud-africaine, qui a déployé 25 000 hommes en appui à la police pour faire cesser la violence dans les provinces du KwaZulu-Natal et de Gauteng, patrouillera l’autoroute. Les automobilistes ont quand même été prévenus de faire preuve de prudence et de vigilance, et de n’emprunter la N3 «que si c’est nécessaire».

La réouverture de l’autoroute représente néanmoins un pas de géant vers un retour à la normale, même si la violence persiste dans des secteurs du KwaZulu-Natal. On rapporte aussi des usines et des entrepôts incendiés à Durban.

L’armée veille aussi sur l’autoroute N2, entre Cape Town et Durban. Les autoroutes sont essentielles au transport de carburant, de nourriture et d’autres biens, et leur fermeture prolongée pourrait provoquer des pénuries.

La violence a éclaté la semaine dernière, quand M. Zuma a commencé à purger une peine de quinze mois de prison pour outrage au tribunal, après avoir refusé d’obéir aux juges qui lui ordonnaient de témoigner devant une commission d’enquête gouvernementale qui examine des allégations de corruption pendant sa présidence, entre 2009 et 2018.

Les manifestations dans le Gauteng et le Kwa-Zulu-Natal se sont transformées en vagues de pillage. Plus de 2200 personnes ont été arrêtées pour vol et pour vandalisme et on rapporte 117 pertes de vie. Les victimes ont principalement été piétinées à mort lors de bousculades pendant le pillage, selon la police.

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