La Russie bombarde l’Ukraine en ce premier jour de l’année 2023

KYIV, Ukraine — C’est sous le son des sirènes de raid aérien que se sont réveillés les Ukrainiens lors de leur premier matin de 2023, dimanche, alors qu’au moins trois personnes ont perdu la vie en raison d’un barrage russe massif.

Peu après minuit, des alertes ont retenti dans la capitale, Kyiv, suivies d’un barrage de missiles qui a interrompu les célébrations du Nouvel An des Ukrainiens. Les autorités ukrainiennes affirment que la Russie cible désormais délibérément les civils, afin d’installer un climat de peur dans le pays.

Une fois le calme retrouvé, des résidents ont savouré ces quelques instants de tranquillité.

«C’est sûr que c’était difficile de célébrer pleinement l’arrivée de la nouvelle année, parce que tous nos soldats ne pouvaient pas être avec leur famille», a reconnu Evheniya Shulzhenko, rencontrée alors qu’elle était assise avec son mari sur un banc de parc surplombant la ville.

Mais le discours de fin d’année «vraiment puissant» du président Volodymyr Zelensky lui a remonté le moral et l’a rendue fière d’être Ukrainienne. Mme Shulzhenko a récemment déménagé à Kyiv, elle qui a auparavant vécu à Bakhmout et Kharkiv, deux villes où se sont déroulés certains des affrontements les plus violents de la guerre.

De nombreuses explosions ont secoué la capitale et d’autres régions de l’Ukraine samedi et toute la nuit suivante, faisant des dizaines de blessés. Le maire Vitali Klitschko a par ailleurs indiqué que deux écoles avaient été endommagées, tout comme un parc pour enfants.

Un photographe de l’Associated Press qui s’est retrouvé sur les lieux d’une explosion à Kyiv samedi a été témoin d’une scène où le corps d’une femme était inanimé, alors que son mari et son fils se trouvaient tout près.

Ces nouvelles frappes sont survenues 36 heures après les attaques de missiles que la Russie a lancées jeudi pour endommager les infrastructures énergétiques de l’Ukraine. La Russie a attaqué l’approvisionnement en électricité et en eau de l’Ukraine presque chaque semaine depuis octobre.

Des bombardements dans certaines parties de la ville de Kherson ont tué une personne et soufflé des centaines de fenêtres dans un hôpital pour enfants, selon le chef de cabinet adjoint du président Zelensky, Kyrylo Timochenko. Les forces ukrainiennes ont repris la ville en novembre après le retrait des forces russes de l’autre côté du Dniepr, qui traverse la région de Kherson.

Au moment où des obus ont frappé l’hôpital pour enfants, samedi soir, les chirurgiens étaient en train d’opérer un garçon de 13 ans qui avait été grièvement blessé dans un village voisin le soir même, a déploré le gouverneur de Kherson, Yaroslav Ianouchevitch.

Les bombardements ont fait voler en éclat les fenêtres de la salle d’opération et le garçon a dû être transféré dans un état grave vers un hôpital situé à environ 99 kilomètres de celui où il était.

Ailleurs, une femme de 22 ans est décédée des suites d’une attaque à la roquette dans la ville de Khmelnytskyï, a rapporté le maire de la ville.

À Kyiv, au lieu d’assister à un spectacle de feux d’artifice, Oleksander Dugyn, ses amis et sa famille ont plutôt regardé le travail des forces de défense aérienne ukrainiennes contre les attaques russes.

«On connaît déjà le son des missiles, on sait à quel moment ils volent dans le ciel et on reconnaît le son des drones. C’est comme le rugissement d’un cyclomoteur», a raconté M. Dugin, qui se promenait avec sa famille dans un parc.

«On tient le coup du mieux qu’on peut.»

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Spleen

Sert-on à quelque chose?
A-ce donné quelque chose d’apprendre?
Valait-ce la peine de consacrer une grande partie de sa vie à « se spécialiser » ?

Comment ne pas être ‘désenchanté’ face à l’apparente inutilité de savoirs
l o n g u e m en t acquis, ne pouvant ne pas constater qu’indépendamment
que les communique ou les « ‘partage’ »-t-on, l’impact, à terme, semble nul ?

Ah, il est de ces savoirs en ayant une valeur.
Ainsi d’ingénierie, architecture, sciences de la nature…
Les gratte-ciels érigés illustrant assez bien une commodité de connaissances.

Mais quid de toutes ces dites sciences sociales, humaines, des ces ‘humanités’
dont peine-t-on à discerner à quoi ont-elles bien pu servir ou à quoi pourraient-
elles éventuellement servir, à vue de ce qu’il ne laisse d’advenir, de ré-advenir
en ce monde humain terrestre, où, au fil des millénaires, n’aurait-on encore
rien trouver d’autre ou de « ‘mieux’ » que guerre et guerre et guerre pour
réguler sa marche et son cours?

On ne les appelle pas « sciences ‘molles’ » pour rien… Elles ne donnent rien.
Et…
Quid, qui plus est, d’autres sciences, autrement plus ‘nobles’ et transcendantes
supposément
telle la physique ?
Ah, c’qu’ils croient pouvoir s’en faire accroire, n’est-ce pas, ces (astro)physiciens.
Or…
Que vaut, également, cette science, censément supérieure, plus exacte
à vue d’observations d’objets se déplaçant à ultra-vive allure et capables de
modifier subitement radicalement leur trajectoire en une fraction de seconde ?

Vraiment, on n’est pas rendus bien bien loin. Pas plus en sciences « pures »
qu’en… H/humanité(s)…

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