La Russie veut forcer Tinder à fournir les données de ses utilisateurs

MOSCOU — La Russie demande à l’application de rencontres Tinder de transmettre des données sur ses utilisateurs, y compris des messages, aux agences nationales de renseignement.

L’organisme russe de réglementation des communications a déclaré lundi que Tinder figurait sur une liste de services en ligne opérant en Russie et devant fournir sur demande des données d’utilisateurs aux autorités russes, y compris au Service fédéral de sécurité (FSB).

Tinder devra coopérer avec les autorités russes sous peine d’être complètement bloqué dans le pays. La règle s’appliquerait aux données de n’importe quel utilisateur transitant par des serveurs russes, et comprendrait les messages envoyés à d’autres personnes par le biais de l’application.

La Russie a adopté une série de lois ces dernières années pour renforcer le contrôle des activités en ligne. Les fournisseurs de services internet sont notamment tenus de stocker les données des utilisateurs pendant six mois et d’être prêts à les transmettre aux autorités à tout moment.

L’année dernière, les autorités russes ont interdit l’application de messagerie Telegram après que celle-ci a refusé de fournir les données de ses utilisateurs. Malgré la tentative des autorités de bloquer Telegram, le service est toujours disponible en Russie.

Le réseau LinkedIn a également tenté de résister en refusant de se conformer aux exigences des autorités russes. En 2016, un tribunal a ordonné le blocage de LinkedIn dans le pays.

Au total, les autorités russes obligent 175 services en ligne à leur transmettre des données sur leurs utilisateurs. La plupart sont de petits sites web implantés en Russie seulement.

Les services de messagerie populaires tels que WhatsApp ou Facebook ne figurent pas sur la liste.