La saison de motoneige ouvrira la semaine prochaine en Abitibi-Témiscamingue

VAL-D’OR, Qc — La neige abondante des derniers jours et le temps froid annoncé cette semaine offrent des conditions favorables à l’ouverture de la saison de motoneige en Abitibi-Témiscamingue. La majorité des clubs de motoneigistes de la région ont d’ailleurs déjà commencé à travailler leurs pistes. 

«D’habitude, on ouvre la saison de motoneige pendant ou après les fêtes, dit Mario Poirier, administrateur régional pour la Fédération des clubs motoneigistes du Québec (FCMQ). Cette année, on risque fort d’ouvrir plus tôt que ça.»

«On se prépare pour ouvrir nos sentiers autour du 20-21 décembre, indique pour sa part le président du Club de motoneige de Val-d’Or, Denis Lefebvre. On a eu une grosse chute de neige en fin de semaine passée, et on annonce du temps froid pour toute la semaine. Tout ça va nous permettre de travailler nos sentiers.»

À Val-d’Or, le club peut compter sur quatre resurfaceuses et une équipe de huit personnes pour les exploiter.

Règles sanitaires

La motoneige est vue dans la région, et ailleurs au Québec, comme un moyen d’évasion face à la situation de confinement. Les responsables de clubs le constatent.

«Il y a une hausse marquée du nombre d’abonnements aux différents clubs de l’Abitibi-Témiscamingue, note Mario Poirier. La motoneige est une activité qui permet justement de se promener à l’extérieur sans danger.»

Il y a tout de même des règles à suivre, préviennent MM. Lefebvre et Poirier. Un peu partout sur les sentiers de la région se trouvent des refuges, des camps sommaires érigés pour permettre à des motoneigistes perdus ou victimes de bris mécaniques de se réchauffer en attendant de l’aide.

«Les clubs ont reçu des directives de la FCMQ qui elle-même se plie à celles de la Santé publique, explique Mario Poirier. C’est à eux, les clubs, de les mettre en application.»

«Comme le terme l’indique, il s’agit de refuges, rappelle Denis Lefebvre. Les motoneigistes peuvent s’y arrêter au besoin, mais il n’y a pas de services comme dans un relais. Nos refuges sont désinfectés, mais on ne doit pas s’y réunir à 10 ou 15.»

D’ailleurs, certains clubs, comme celui de Malartic, ont carrément retiré les tables et les chaises, pour éviter les rassemblements. Ils ne doivent être utilisés qu’en cas de stricte nécessité.

Trop de neige?

Curieusement, certains secteurs en Abitibi-Témiscamingue posent plus de problèmes aux clubs de motoneige, parce que la neige y est trop abondante à des endroits stratégiques. C’est le cas notamment dans le secteur de Rouyn-Noranda, qui compte un bon pourcentage de milieux humides. 

«L’an dernier, on a eu des difficultés à Rouyn-Noranda, rappelle Mario Poirier. Quand il y a trop de neige trop vite, le fond tarde à geler, et nos resurfaceuses ont plus de mal à damer les sentiers. Quand on a une vague de froid suivie de chutes de neige, ça va mieux pour notre équipement.» 

Considérée comme l’un des paradis du motoneigiste, la région de l’Abitibi-Témiscamingue compte 12 clubs, qui entretiennent 4023 km de sentiers. Elle est un carrefour important pour mener à des régions comme la Jamésie (Nord-du-Québec), l’Outaouais, le Saguenay-Lac-Saint-Jean et le Nord-Est ontarien.

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