La Santé publique débordée, l’aide des citoyens demandée pour retracer les contacts

Débordée par le nombre d’enquêtes nécessaires pour retracer les contacts de ceux qui ont contracté la COVID-19 — le nombre de cas ne cessant d’augmenter — la Santé publique de la Capitale-Nationale demande aux citoyens malades de signaler eux-mêmes leur état à certains de leurs contacts.

La Santé publique continuera d’aviser elle-même les personnes qui ont reçu un test positif à la COVID-19 et leurs contacts qui sont considérés comme étant à «risque élevé».

Elle comptera toutefois sur la collaboration des personnes infectées, leur demandant d’aviser leurs «contacts étroits à risque modéré».

La Santé publique de la région explique pourquoi elle lance cet appel: «depuis les dernières semaines, notre territoire observe une augmentation significative du nombre de cas de COVID-19». Chacun de ces cas positifs peut entraîner de cinq à 80 cas contacts avec qui ses équipes doivent communiquer, précise-t-elle.

Elle n’y arrive tout simplement plus.

Mardi, elle a confirmé 201 nouveaux cas depuis les dernières 24 heures et deux nouveaux décès. Dans les hôpitaux désignés de la région, responsables pour l’Est-du-Québec, on compte actuellement 82 personnes hospitalisées, dont neuf cas aux soins intensifs.

Le Dr André Dontigny, directeur de la Santé publique de la Capitale-Nationale, a déclaré en point de presse mardi que ses équipes font plus de 200 enquêtes épidémiologiques simultanées depuis quelques jours et que celles-ci sont de plus en plus compliquées.

Par exemple, le CIUSSS a enregistré 184 cas positifs au total dans la semaine du 30 août, alors qu’il en dénombrait 1133 dans la semaine du 27 septembre: c’est six fois plus de cas hebdomadaires en un mois seulement.

Il admet ne pas avoir assez d’employés pour abattre tout le travail, et ne pas être capable de rejoindre tous les contacts, en raison du volume.

«On a beau faire tous les efforts, présentement, on est en deçà de notre capacité maximale.»

Il compte ainsi sur la collaboration de la population.

Cette façon de procéder a déjà été instaurée à Montréal et en Montérégie, ainsi qu’à Ottawa et Toronto.

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