L’hôpital d’Edmundston n’a plus de place sous respirateur aux soins intensifs

FREDERICTON — L’augmentation continue du nombre de patients atteints de la COVID-19 dans la grande région d’Edmundston, dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick, oblige les responsables de la santé publique à détourner des patients vers d’autres hôpitaux. 

La région d’Edmundston compte 133 des 162 cas actifs déclarés de la province. La docteure France Desrosiers, présidente du Réseau de santé Vitalité, a déclaré mardi que l’unité des soins intensifs de l’Hôpital régional d’Edmundston avait atteint sa capacité de fournir des soins sécuritaires aux patients sous respirateurs. 

Les patients atteints de la COVID-19 de la région d’Edmundston qui nécessitent une admission à l’hôpital seront donc détournés vers l’hôpital régional Dr. Everett Chalmers, à Fredericton. Les patients «non-COVID-19» nécessitant une admission seront détournés vers l’un des quatre autres hôpitaux du nord du Nouveau-Brunswick, a-t-elle annoncé. 

Selon Mme Desrosiers, Ambulance Nouveau-Brunswick a été prévenue de cette situation et des nouvelles mesures en place.

Le Nouveau-Brunswick a signalé mardi trois nouveaux cas de COVID-19, dont un dans la région d’Edmundston. Les deux autres cas sont signalés dans les régions de Saint-Jean et de Fredericton. Des 162 cas actifs,18 patients sont hospitalisés, dont 12 aux soins intensifs.

Les responsables confirment également que les sept cas signalés lundi dans la région de Moncton sont interreliés et qu’ils sont liés à un voyage. Les autorités indiquent par ailleurs que l’outil de réservation en ligne pour les cliniques de vaccination organisées par les régies régionales de la santé subira comme prévu une mise à niveau mardi soir, entre 20 h 30 et 22 h. Il ne sera donc pas possible de réserver une place durant ce temps.

Rouvrir la «bulle Atlantique» ? 

En Nouvelle-Écosse, le premier ministre Iain Rankin a déclaré mardi que sa province ouvrirait ses portes aux voyageurs de Terre-Neuve-et-Labrador à partir de mercredi. Ces voyageurs n’auront pas à s’isoler pendant deux semaines, tout comme les Néo-Écossais qui rentrent de cette province.

La Nouvelle-Écosse avait déjà ouvert ses frontières aux voyageurs du Nouveau-Brunswick le mois dernier, mais les responsables de la santé sont maintenant préoccupés par l’augmentation des cas dans la région d’Edmundston et pourraient faire marche arrière si nécessaire.

Le premier ministre Rankin a indiqué mardi qu’on souhaitait rouvrir la «bulle Atlantique» d’ici le 19 avril si la situation dans la région demeure stable, ce qui permettrait aux résidents de toute cette région de s’y déplacer sans avoir à s’isoler à leur arrivée.

La médecin hygiéniste en chef de l’Île-du-Prince-Édouard a d’ailleurs affirmé mardi qu’elle et ses homologues des autres provinces de l’Atlantique informeront les premiers ministres la semaine prochaine de leur avis quant à une possible réouverture de la «bulle Atlantique».

La docteure Heather Morrison a indiqué que les épidémiologistes ont été invités à fournir des données à jour sur la situation dans la région d’ici lundi prochain. «Sur la base de ces informations, la semaine prochaine, ce sera discuté entre les médecins hygiénistes en chef de l’Atlantique, puis ces informations seront transmises à nos premiers ministres», a-t-elle déclaré aux journalistes.

L’augmentation récente des cas de COVID-19 dans certaines parties du nord du Nouveau-Brunswick reste préoccupante, a toutefois déclaré la docteure Morrison. «Nous allons voir où nous en sommes d’ici une semaine et donner les meilleures recommandations possibles à nos premiers ministres», a-t-elle affirmé.

L’Île-du-Prince-Édouard ne signalait mardi aucune nouvelle infection et compte huit cas actifs signalés. La docteure Morrison a indiqué que 27 448 doses de vaccin avaient été administrées jusqu’à présent et que cette semaine sera la plus occupée à ce jour pour les cliniques de vaccination.

«Notre plan est d’administrer 7200 doses cette semaine, soit une moyenne de 1200 par jour pendant les six jours de clinique, a-t-elle mentionné. De plus, les soins à domicile administreront également des doses.»

Les personnes âgées de 60 à 64 ans de la province peuvent prendre rendez-vous depuis lundi pour être vaccinées. Et 12 pharmacies de l’île peuvent administrer des doses du vaccin Oxford-AstraZeneca aux personnes de plus de 55 ans.

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