La Saskatchewan entre dans sa dernière journée de campagne électorale

REGINA — Les électeurs de la Saskatchewan iront voter, lundi, au terme d’une campagne électorale où les candidats ont tenté de se distinguer dans la façon dont ils géreront la crise sanitaire et économique liée à la COVID-19.

Le chef du Parti saskatchewanais, Scott Moe, tente d’obtenir une quatrième victoire pour le parti de centre droit, qui domine la politique de la province depuis que son prédécesseur, Brad Wall, l’a porté au pouvoir en 2007.

M. Moe, âgé de 47 ans, promet d’aider l’économie de la province en gardant les entreprises ouvertes et en offrant des millions de dollars de rabais temporaires et d’allégements fiscaux aux citoyens.

Il a également fait campagne avec le message que le secteur privé mènera l’effort de reprise et que la province gérera ses propres finances en éliminant un déficit prévu de 2,1 milliards $ d’ici 2024-2025.

En revanche, le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) de la Saskatchewan, Ryan Meili, n’envisage pas de sortir du déficit en un seul mandat.

Médecin de famille de formation, M. Meili, âgé de 45 ans, s’engage à s’attaquer à des problèmes tels que les listes d’attente pour les procédures médicales et la taille des salles de classe en dépensant des millions pour embaucher des enseignants et du personnel de santé supplémentaire.

L’instauration d’un salaire minimum de 15 $ l’heure et d’un service de garde à 25 $ par jour fait également partie de sa liste de promesses.

M. Moe est devenu premier ministre en 2018 au terme d’une course à la direction pour remplacer Brad Wall, qui a quitté la vie politique.

Un rare quatrième mandat pour un parti? 

La dernière fois que la province a été gouvernée par un parti politique pour un quatrième mandat, c’était le NPD, avant sa défaite en 2007. Ce parti avait cependant formé une coalition pour rester au pouvoir en 1999.

Le dernier parti à avoir remporté une longue série de majorités en Saskatchewan sans aucune aide a été la Fédération du Commonwealth coopératif et son chef Tommy Douglas, qui a été élu pour un total de cinq mandats.

«Il est difficile n’importe où, sauf en Alberta, d’en obtenir quatre d’affilée», a soutenu Tom McIntosh, professeur de science politique à l’Université de Regina.

Au cours de ses premières années sous la direction du chef Elwin Hermanson, le Parti saskatchewanais avait du mal à gagner du terrain en dehors des régions rurales.

M. McIntosh a indiqué que Brad Wall avait réussi à faire croître le parti pour inclure les électeurs des zones urbaines et suburbaines, et cela sera mis à l’épreuve cette élection, car les sièges des villes de Regina et de Saskatoon sont les principaux champs de bataille.

Au moment du déclenchement des élections, le Parti saskatchewanais détenait 46 sièges, tandis que le NPD en avait 13. Il y avait deux sièges vacants.

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