La sécurité de la vieillesse est un casse-tête pour les conjoints de militaires

OTTAWA – Une révision du programme de la Sécurité de la vieillesse prête une attention particulière aux cas souvent complexes des conjoints de militaires canadiens.

Les autorités fédérales sont au coeur d’un remaniement de quatre ans du programme de la Sécurité de la vieillesse, afin de mettre en oeuvre l’inscription automatique d’un plus grand nombre de Canadiens admissibles.

Depuis l’élargissement du processus d’inscription automatique, en octobre, près d’un aîné sur deux n’a plus à présenter de demande pour toucher à la pension.

Les conjoints des membres des Forces armées canadiennes seraient toutefois aux prises avec d’importants délais et confusions lors de la soumission de leur demande.

Pour toucher à la prestation, les personnes âgées de 65 ans et plus doivent avoir vécu au moins 10 ans au Canada depuis l’atteinte de la majorité — ou 20 ans s’ils prennent leur retraite à l’étranger.

Or, les dispositions concernant les membres de l’armée, leurs conjoints ainsi que leurs enfants calculent les années à l’étranger comme du temps passé en sol canadien.

Avec le remaniement en cours, Emploi et Développement social Canada croit alléger le fardeau des conjoints de militaires, qui doivent eux-mêmes démontrer leur admissibilité à la pension.

Des notes internes du ministère, obtenues par la Presse canadienne sous la Loi sur l’accès à l’information, indiquent que les Forces armées canadiennes ne peuvent pas le renseigner à propos des déploiements ou des liens entre les militaires et leur conjoint civil — un casse-tête en cas de séparation.

Le ministère se donne jusqu’en 2019 pour simplifier les exigences concernant les conjoints de militaires. Il souhaite aussi étendre le programme d’inscription automatique au Supplément de revenu garanti d’ici la fin de l’année.