La Semaine pour un Québec sans tabac de retour pour une 46e année

MONTRÉAL — Il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer, soutient le Conseil québécois sur le tabac et la santé (CQTS). Dans le cadre de la 46e Semaine pour un Québec sans tabac, l’organisme rappelle aux fumeurs qu’ils n’ont pas signé un contrat à vie avec la cigarette.

Le tabac peut contribuer au développement de 16 types de cancer et de 21 maladies chroniques, rappelle le CQTS, qui chiffre à 40 000 le nombre de Québécois vivant avec une maladie grave liée au tabagisme. 

Celui-ci est également la principale cause de mortalité évitable dans la province; cette dépendanceest responsable de 13 000 décès chaque année au Québec, rappelle Annie Papageorgiou, directrice générale du CQTS. 

Une part de ces décès sont prématurés, surtout chez ceux qui ont commencé à fumer à l’adolescence et qui ont continué à l’âge adulte; dans leur cas, souligne l’organisme, la moitié mourront entre 35 et 69 ans. Ce faisant, le tabagisme leur enlèverait, en moyenne, 22 ans de vie.

Malgré ces conséquences parfois funestes sur leur santé, encore près d’un million de Québécois entretiennent leur dépendance à la cigarette. Il est possible de vaincre celle-ci et de rallonger son espérance de vie, souligne celui qui est porte-parole de l’événement pour une quatrième année, l’acteur, écrivain et ultramarathonien Patrice Godin, qui a cessé de fumer il y a 15 ans. 

«Au fil du temps, fumer a joué négativement sur plusieurs aspects de ma vie et celles de mes proches. J’ai eu peur de faire un infarctus, de mourir et de ne pas voir mes filles grandir. J’ai donc promis à mes filles de cesser de fumer : d’une certaine manière, j’ai signé un contrat pour la vie avec ma famille et avec les Québécois en m’impliquant avec la Semaine pour un Québec sans tabac. Ça n’a pas été facile, mais j’ai réussi à arrêter de fumer», a-t-il témoigné lors du lancement de l’événement qui se déroulera du 15 au 21 janvier.

Le porte-parole invite d’ailleurs les fumeurs à prendre le même engagement pour améliorer leur sort, en leur rappelant qu’ils ne sont pas seuls. «S’engager auprès des gens qu’on aime, c’est une bonne motivation, explique-t-il. Les gens pensent qu’ils sont rendus trop vieux à un certain âge pour arrêter, que le mal est fait et qu’il est trop tard, mais ce n’est pas vrai. Chaque jour qu’on passe sans fumer est un pas vers une meilleure santé.»

Le CQTS propose une gamme de services via J’ARRÊTE, dont une aide gratuite et confidentielle offerte au téléphone, en ligne, par messagerie texte ou en personne.

Taxer davantage le tabac

Le CQTS a profité du lancement de cette 46e semaine sans tabac pour interpeller le gouvernement Legault en l’invitant à taxer davantage les produits du tabac pour dissuader les consommateurs de s’en procurer et pour financer les soins de santé engendrés par le tabagisme.

«Alors que la taxe sur le tabac rapporte seulement 900 millions au Québec, les soins pour des maladies liées à la consommation du tabac coûtent aux Québécois 2,5 milliards de dollars chaque année. Il est d’autant plus important de souligner que le Québec est dernier en matière de taxation du tabac par rapport aux autres provinces canadiennes. Il est à 15 $ de moins que l’Ontario en matière de taxation et à 30 $ de moins que la moyenne canadienne», a affirmé Mme Papageorgiou, ajoutant que la taxe sur le tabac n’a pas augmenté depuis plusieurs années dans la Belle Province.

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Cette dépêche a été rédigée avec l’aide financière de la Bourse de Meta et de La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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