La session parlementaire terminée, François Legault se place en porteur d’espoir

QUÉBEC — La Coalition avenir Québec (CAQ) offrira l’espoir, pendant que les libéraux mèneront une campagne de peur, prédit François Legault.

À la dernière journée de la session parlementaire vendredi, qui marquait aussi le lancement des tournées électorales estivales, le chef caquiste a rejeté les attaques qui pleuvent sur lui depuis un bon moment.

Selon lui, les libéraux, avec en tête le premier ministre Philippe Couillard, le traitent de «raciste», de «brouillon» et d’homme qui «n’aime pas les femmes».

Ces allégations sont ridicules, a-t-il tranché, en prédisant que la campagne de peur des libéraux ne fonctionnerait pas. «Les Québécois veulent un changement de gouvernement», a-t-il martelé.

François Legault assure incarner ce changement. Il a de nouveau traité le Parti libéral (PLQ) de parti usé, car il a gouverné sur le Québec pendant treize des quinze dernières années.

Sans donner de détails, et en répétant le mot «espoir» une bonne douzaine de fois, il a affirmé que la CAQ se distingue des autres partis par ses promesses d’offrir aux Québécois un meilleur accès aux soins de santé, de plus belles écoles, et des baisses de taxes.

Comment fera-t-elle rêver les électeurs? «Avec le projet Saint-Laurent, avec l’innovation, des emplois où il y a beaucoup de valeur ajoutée, avec le manufacturier innovant, avec l’intelligence artificielle», répond le chef caquiste.

Quatre trente sous pour une piastre

Fort dans les sondages, celui-ci est devenu la cible à abattre, vendredi, lors des traditionnels bilans de fin de session.

La CAQ n’est qu’une copie du PLQ, a clamé le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée. Les deux partis sont «interchangeables», a-t-il dit, en faisant écho à Manon Massé de Québec solidaire (QS), qui les qualifiaient de «quatre trente sous pour une piastre».  

«Des caquistes sont devenus des ministres importants du gouvernement libéral, et maintenant, ce sont des gens qui auraient voulu être des ministres libéraux qui sont candidats de la CAQ», a-t-il illustré.  

Par ailleurs, tous ont soulevé le fait que François Legault sera le deuxième plus ancien député de l’Assemblée nationale, après le libéral François Ouimet, s’il est réélu cet automne. 

M. Lisée en a d’ailleurs fait ses choux gras au Salon bleu, au moment de conclure les travaux. «Il est entré à l’Assemblée nationale au siècle dernier, s’est-il exclamé, déclenchant le fou rire des parlementaires. Il y a 20 longues années. Il porte le poids des ans d’une très longue pratique de la vie politique. Les gouvernements passent, François Legault reste. Il fait partie des meubles. Il incarne à merveille la continuité.»

Éthique

M. Legault a dû affronter les questions au sujet de son candidat dans La Prairie et président de la CAQ, Stéphane Le Bouyonnec, qui a été forcé de quitter ses fonctions à la tête d’une entreprise installée en Ontario reconnue pour ses prêts consentis à des taux usuraires, dépassant les 35 pour cent.

Les activités de Techbanx sont considérées comme légales dans plusieurs provinces, mais pas au Québec.

M. Le Bouyonnec a commis une «erreur» en se liant à de telles pratiques, qui ne correspondent pas aux valeurs de la CAQ, a-t-il dit.

C’est «tolérance zéro» à la CAQ en matière d’éthique et d’intégrité, a poursuivi le chef caquiste, qui a néanmoins refusé la suggestion des libéraux, vendredi, de renvoyer le président de son parti.

«Il faut se servir de son jugement, a-t-il affirmé. Je ne pense pas que cette erreur mérite de congédier un candidat (…) écoutez, est-ce qu’on veut le crucifier?»                

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