La SPCA se tourne vers la Cour d’appel pour protéger les cerfs de Longueuil

LONGUEUIL, Qc — Mécontente de la décision de la Cour supérieure qui a refusé, mardi, d’accorder une ordonnance de sauvetage pour protéger les cerfs de Virginie du parc Michel-Chartrand, à Longueuil, la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal se tourne maintenant vers la Cour d’appel.

La Ville de Longueuil a le projet d’abattre des cerfs dans le cadre d’une chasse à l’arbalète, cet automne, afin de réduire le cheptel présent dans son parc. La municipalité affirme avoir établi un «Plan d’intervention complet» qui doit être communiqué prochainement à la population et qui doit être déployé à temps pour les périodes de chasse.

En réaction, mercredi, la SPCA de Montréal a annoncé par communiqué son intention de contester cette décision en Cour d’appel. L’organisme se dit «d’avis que la Cour supérieure a commis plusieurs erreurs dans son analyse».

La directrice générale par intérim de l’organisme, Me Sophie Gaillard, mentionne qu’il n’est pas question de baisser les bras dans cette affaire.

«Le cas des cerfs du parc Michel-Chartrand étant emblématique d’un enjeu qui prend de plus en plus d’ampleur au Québec, notre intervention vise à élargir le débat et déclencher une vraie réflexion au sujet de la gestion responsable et éthique des animaux de la faune dans nos communautés», a-t-elle plaidé par voie de communiqué.

Le juge Andres C. Garin de la Cour supérieure a conclu que les inconvénients que subirait Longueuil en cas de suspension de son opération d’abattage sont plus grands que ceux que subiraient les opposants si le projet va de l’avant.

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