La SQ note une augmentation des menaces publiées sur les réseaux sociaux

MONTRÉAL — La Sûreté du Québec affirme que les menaces publiées sur les médias sociaux ont considérablement augmenté au cours de la dernière année, y compris celles à l’endroit de politiciens.

Le porte-parole Guy Lapointe a déclaré jeudi sur Twitter qu’entre mars et septembre, la police a reçu 300 plaintes de politiciens concernant des menaces en ligne, comparativement à 53 au cours de la même période en 2019.

Dans l’ensemble, la police dit avoir reçu 1748 plaintes de personnes concernant des menaces en ligne entre janvier et septembre 2020, soit plus du double des 713 plaintes reçues au cours de la même période l’année dernière.

Cette semaine, le chef par intérim du Parti québécois, Pascal Bérubé, a rapporté que des menaces en ligne avaient été publiées contre lui et sa conjointe, et des politiciens de tous les partis ont dénoncé les propos.

La porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, a dit jeudi avoir remarqué dans les derniers mois des attaques plus ciblées à l’endroit de certains députés telles que des menaces de mort.

Elle a dit ne pas avoir observé d’augmentation de menaces à son endroit, mais elle juge inacceptable la cyberviolence dont sont victimes ses collègues de Québec solidaire.

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, certains utilisateurs des médias sociaux ont lancé des insultes et des menaces aux responsables québécois concernant les mesures gouvernementales visant à arrêter la propagation du virus.

«On sent que cette tension est plus grande, a noté la cheffe de l’opposition officielle, Dominique Anglade. Cette tension-là, on la sent, parce que les gens sont plus inquiets. Il y a une grande insécurité chez eux, dans les familles, au niveau de la sécurité financière et de la sécurité psychologique. Donc, je pense que ça témoigne aussi de ce que vit la population aujourd’hui.»

Le directeur de la santé publique du Québec, le Dr Horacio Arruda, a déposé une plainte auprès de la police provinciale, à la fin juillet, après que des renseignements personnels, y compris l’adresse de son domicile, eurent été partagés sur les médias sociaux.

Guy Lapointe souligne que les gens devraient réfléchir à deux fois avant de publier de la haine en ligne.

«Ne vous mettez pas dans le pétrin, a écrit M. Lapointe sur Twitter. Pensez-y 2 fois avant d’écrire n’importe quoi.»

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