La subvention salariale jugée insuffisante par des entrepreneurs et un syndicat

OTTAWA — La subvention salariale prévue par le gouvernement fédéral pour les entreprises durement touchées par la COVID-19 est jugée insuffisante, mardi matin, par deux importantes organisations — l’une patronale, l’autre syndicale.

Dans des communiqués distincts, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) et le syndicat des Métallos affirment que l’aide proposée par les libéraux fédéraux pour réduire les coûts de main-d’oeuvre des entreprises ne va pas assez loin pour sauver des emplois au pays.

Le projet de loi de relance du gouvernement fédéral, qui sera déposé mardi, prévoit notamment une subvention aux salaires de 10 % pendant 90 jours, jusqu’à un maximum de 1375 $ par employé et 25 000 $ par entreprise.

La FCEI demande au gouvernement d’augmenter cette subvention à 75 pour cent du salaire, plafonnée mensuellement à 5000 $ par travailleur. Les Métallos, de leur côté, souhaitent que la subvention soit majorée à 80 pour cent, comme au Royaume-Uni.

La FCEI, un regroupement de petites et moyennes entreprises, affirme qu’environ un tiers de ses membres craignent de ne pas survivre plus d’un mois dans les conditions économiques actuelles. Elle soutient que la plupart de ses membres ont enregistré une forte baisse des ventes, pouvant atteindre 75 % dans certains cas, pour une baisse moyenne d’environ 136 000 $.

Le projet de loi doit être déposé aux Communes mardi midi et devra être adopté en seulement quatre heures de débats, en «séance restreinte» pour respecter la distanciation sociale.

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