La Ville de Saint-Sévère a recours à des cowboys pour capturer des animaux en fuite

La Ville de Saint-Sévère, en Mauricie, doit utiliser des tactiques de cowboys pour rassembler un troupeau de taures qui se sont échappées il y a plusieurs mois et qui causent depuis des dommages dans les champs des environs.

Le maire de Saint-Sévère a expliqué qu’une vingtaine de jeunes animaux se sont échappés de leur enclos à la fin juillet et sont en cavale depuis.

Jean-Yves St-Arnaud souligne que la majorité des citoyens, tout comme certains membres du conseil municipal, sont des agriculteurs qui connaissent bien les rouages de l’élevage de bétail, mais la capture de génisses farouches et apeurées qui n’avaient pas encore eu de contacts prolongés avec des humains représente un véritable défi.

«Ce genre de bêtes là, ça saute haut. Ça peut sauter jusqu’à cinq pieds de haut. C’est impressionnant comme bête», a-t-il souligné.

Le maire St-Arnaud estime que les animaux ont causé entre 20 000 $ et 25 000 $ de dégâts dans les cultures en se couchant dans des champs de soja et en mâchant des épis de maïs. La municipalité n’a été informée de la cavale qu’en octobre, quand les taures ont commencé à se balader sur des terrains résidentiels et dans les rues.

«On a appelé le MAPAQ [ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation] et on nous a répondu que ce n’était pas des animaux domestiques, mais des animaux d’élevage. On a appelé la Faune et on nous a répondu à peu près la même chose, ce n’est pas des animaux sauvages, ce sont des animaux d’élevage», relate le maire.

En dernier recours, la municipalité s’est tournée vers le célèbre Festival western de St-Tite pour faire appel à l’expertise de ses cowboys.

Huit cowboys et leurs chevaux, accompagnés par un opérateur de drone, ont passé une journée entière à tenter de localiser les animaux et de les rassembler dans le but de les reconduire dans un enclos spécialement aménagé. L’opération a presque réussi, mais les bêtes ont trouvé une brèche à la dernière minute et se sont enfuies à nouveau vers des boisés.

M. St-Arnaud croit que les animaux sont actuellement quelque part dans les bois, mais il ne sait pas exactement où. La municipalité n’a pas l’intention de chercher à les abattre ni de les pourchasser. Il espère simplement que le froid et la faim les inciteront à rentrer chez eux.

En conclusion, le maire avance que si jamais les génisses recommencent à causer des ravages dans le village, les quelque 320 citoyens sauront bien «prendre le taureau par les cornes», sans préciser ce que cela pourrait bien vouloir dire.

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