La Ville d’Ottawa attend toujours l’aide du gouvernement provincial après le derecho

OTTAWA — Plus de cinq mois après le passage d’une puissante tempête, qui a endommagé des propriétés et laissé des gens sans électricité pendant des jours, la Ville d’Ottawa n’a toujours pas été remboursée par le gouvernement provincial pour ses frais de rétablissement.

Le «derecho», une ligne de tempête accompagnée de rafales violentes et soudaines, avait pris naissance autour de Sarnia le 21 mai avant de se déplacer vers le nord jusqu’au Québec. La tempête avait fait 11 morts, endommagé des bâtiments et forcé temporairement de nombreuses personnes à quitter leur domicile.

Le maire sortant d’Ottawa, Jim Watson, discute toujours du remboursement avec le gouvernement provincial qui, selon le cabinet du maire, a promis de payer tous les frais de relance engagés par la Ville. La facture est fixée à environ 20 millions $ pour le rétablissement à Ottawa, y compris la réparation des dommages aux biens municipaux et le nettoyage des débris.

Le gouvernement provincial «a dit qu’il serait là pour nous, qu’il nous aiderait», a déclaré le conseiller municipal sortant Scott Moffatt, qui n’était pas candidat aux élections municipales de la semaine dernière. «Il n’y a donc aucune raison de croire qu’il ne terminera pas ou ne donnera pas suite à cette promesse.»

Si le gouvernement provincial ne tient pas cette promesse, a-t-il dit, la Ville pourrait devoir piger dans son fonds de prévoyance, destiné aux urgences financières imprévues.

Le Bureau d’assurance du Canada a estimé que les pertes assurées dépasseraient les 875 millions $, ce qui en fait la sixième tempête la plus coûteuse pour les compagnies d’assurance de l’histoire du Canada.

À la fin septembre, le maire Watson avait écrit une deuxième lettre au premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, pour désigner la Ville comme une zone admissible au soutien financier du Programme d’aide aux sinistrés pour la reprise après une catastrophe.

Ce programme provincial permet aux propriétaires, aux locataires, aux organismes à but non lucratif, aux petites entreprises et aux fermes de soumettre des demandes d’aide financière pour les dommages associés à la tempête. Or, le cabinet du maire soutient qu’il n’a pas encore reçu de réponse.

La conseillère municipale Catherine Kitts, qui a été réélue la semaine dernière, a défendu la cause de nombreux résidants qui sont toujours sinistrés des mois plus tard. Elle explique que certains citoyens n’ont toujours pas de toit approprié en raison de leur incapacité à payer les frais de réparation.

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Cette dépêche a été rédigée avec l’aide financière des bourses de Meta et de La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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