L’absence de «bulle atlantique» cause des problèmes pour les étudiants de la région

HALIFAX — Le récent retard dans la réouverture de la «bulle atlantique» a causé certains problèmes pour les étudiants de niveau postsecondaire, qui approchent de la fin de session. 

Certains étudiants qui fréquentent un établissement dans une province de l’Atlantique, mais qui habitent dans une autre province peuvent devoir s’isoler lorsqu’ils rentrent chez eux, tandis que d’autres apprennent que leurs parents ne pourront pas entrer à la résidence d’étudiants pour les aider à déménager à la fin de la session.

Les premiers ministres des provinces de l’Atlantique ont annoncé le 13 avril qu’ils reportaient d’au moins deux semaines, jusqu’au 3 mai, la réouverture de la «bulle» qui avait été mise en place de juillet à novembre de l’année dernière. Cette «bulle Atlantique» permettait aux résidents de ces provinces de voyager dans toute la région sans observer une quarantaine à leur arrivée à destination. 

Le Conseil des premiers ministres de l’Atlantique a attribué cette décision à «la récente augmentation des cas de COVID-19 dans certaines parties du Canada atlantique et de l’émergence de formes plus transmissibles du virus». Les premiers ministres ont prévenu que la réouverture pourrait être repoussée jusqu’au 10 mai, après leur rencontre la semaine prochaine pour examiner l’état des choses. 

Les étudiants qui retournent au Nouveau-Brunswick après avoir vécu dans une des trois autres provinces de l’Atlantique ne sont pas tenus de s’isoler à leur retour. À Terre-Neuve-et-Labrador et à l’Île-du-Prince-Édouard, par contre, les étudiants qui arrivent des autres provinces doivent observer une quarantaine obligatoire de 14 jours.

En Nouvelle-Écosse, c’est plus compliqué: les étudiants venant de l’Île-du-Prince-Édouard ou de Terre-Neuve-et-Labrador n’ont pas besoin de s’isoler s’ils sont des résidents néo-écossais qui rentrent chez eux. Par contre, ceux qui reviennent du Nouveau-Brunswick doivent s’isoler pendant deux semaines, dans un espace séparé du reste du ménage, bien qu’ils puissent partager une salle de bain. 

Papa et maman exclus du déménagement

L’augmentation du nombre de cas dans la région de l’Atlantique a également amené certains établissements postsecondaires à mettre en place de nouvelles règles pour les étudiants qui quittent le campus. 

Contrairement à la plupart des écoles des provinces canadiennes les plus durement touchées par la pandémie, les universités et les collèges de la région de l’Atlantique ont bénéficié d’un nombre relativement faible de cas de COVID-19 — bon nombre d’entre eux ont même été en mesure d’offrir un apprentissage en personne. 

Mais à l’approche de la fin de session d’hiver, la pandémie a forcé l’adoption de nouveaux protocoles pour les déménagements.

Ainsi, à l’Université St.Francis Xavier, d’Antigonish, en Nouvelle-Écosse, les parents ne pourront pas entrer dans les résidences pour étudiants afin d’aider leur enfant à déménager à la fin de la session. Par contre, l’université a embauché du personnel pour fournir de l’aide aux familles.

L’Université Dalhousie, à Halifax, a également informé les étudiants qu’ils n’auraient pas droit à une aide pour déménager à la fin de la session.

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Cette dépêche a été produite avec l’aide financière des bourses de Facebook et de La Presse Canadienne pour les nouvelles.