L’achat d’aliments en ligne est populaire au Canada depuis la pandémie

HALIFAX — L’achat d’aliments en ligne a la cote au Canada depuis le début de la pandémie, mais les préférences des Québécois dans ce domaine diffèrent de celles des résidants d’ailleurs au pays.

C’est ce qui ressort d’une étude du Laboratoire en science analytique agroalimentaire de l’Université Dalhousie, qui présente jeudi un rapport intitulé «L’impact de la COVID-19 sur l’industrie alimentaire et le commerce électronique». 

Les chercheurs estiment qu’au Canada, plus de 12 milliards $ ont été engagés dans les services d’interface en ligne au sein de l’industrie alimentaire.

Au cours des six derniers mois, les services de cueillette à l’auto ou de livraison à domicile par des épiciers ont été utilisés par 31,3 % des Canadiens sondés par l’étude. Il s’agit du choix le plus populaire dans toutes les provinces, sauf au Québec, où ce sont les commandes directes auprès des restaurants qui étaient favorisées.

Parmi les Canadiens qui ont commandé au restaurant, 28,6 % ont utilisé un service en ligne pour commander directement de l’établissement, tandis que 26,3 % se sont tournés vers une application téléphonique de livraison comme Uber Eats ou Skip.

Les fournisseurs de mets préparés comme Goodfood ou HelloFresh ont été utilisés par 12,8 % des répondants, suivi par les marchés fermiers en ligne, à 4,1 %. 

En tout, 63,8 % des Canadiens ont commandé des aliments en ligne au cours des six derniers mois. Chez les baby-boomers, 57,1 % des répondants n’en ont pas utilisé, tandis que seuls 28,5 % des millénariaux s’en sont abstenus.

Les aliments les plus populaires ont été ceux provenant de la restauration rapide (33,1 %), suivis des fruits et légumes (22,0 %), des produits laitiers (21,5 %) et de la boulangerie (20,6 %). La restauration rapide représentait le choix le plus populaire dans toutes les provinces, à l’exception du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard, qui ont respectivement préféré les denrées non périssables et les fruits et légumes.

L’enquête a été effectuée auprès de 7290 Canadiens, au début du mois de novembre. La marge d’erreur est de +/- 1,7 point de pourcentage, 19 fois sur 20.

Laisser un commentaire