L’ACIA n’a trouvé aucune trace d’E. coli dans les laitues qu’elle a analysées

OTTAWA — L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a analysé plus de 2000 échantillons de laitues fraîches et de salades emballées afin de découvrir l’origine de la récente éclosion de cas d’E. coli, mais n’a trouvé aucun produit contaminé par la bactérie.

Aline Dimitri, la chef adjointe de la salubrité des aliments de l’ACIA, a expliqué que ces résultats ne signifiaient pas qu’E. coli avait disparu de la chaîne d’approvisionnement alimentaire canadienne, mais laissaient entendre que, si la bactérie était effectivement présente, c’était à un très faible taux.

Trois autres cas d’infection à l’E. coli ont été confirmés au Québec et en Ontario vendredi. Depuis la mi-octobre, un total de 22 cas ont été signalés, soit un au Nouveau-Brunswick, quatre en Ontario et 17 au Québec.

Huit patients ont été hospitalisés et l’un d’entre eux a souffert d’un problème aux reins qui frappe la plupart des personnes contaminées par l’E. coli. Le patient le plus jeune est âgé de cinq ans et le plus vieux, de 93 ans.

Lorsqu’il y a éclosion, beaucoup des personnes infectées ne consultent pas, ce qui fait qu’un certain nombre de cas ne sont jamais rapportés aux autorités, a indiqué Howard Njoo, sous-administrateur en chef de la santé publique du Canada.

Il a révélé que les experts chargés d’établir l’historique alimentaire des patients avaient découvert que la majorité de ces derniers avaient mangé de la laitue romaine avant de tomber malades.

Pour établir l’historique alimentaire d’une personne, il faut l’interroger sur les aliments qu’elle a mangés et où elle les a mangés, a précisé M. Njoo.

Selon le sous-administrateur, l’exercice peut aussi nécessiter que la personne remette aux spécialistes les cartes de fidélité obtenues auprès des épiceries qu’elle fréquente afin de confirmer quels produits elle a achetés et où elle les a achetés.

L’ACIA recommande aux habitants des provinces où des cas d’E. coli ont été détectés de ne pas consommer de laitue romaine et de jeter celle qu’ils pourraient avoir dans leur réfrigérateur.

L’organisme fédéral n’a toutefois pas lancé de rappel ni demandé aux détaillants de retirer la laitue de leurs tablettes. Certains ont cependant volontairement décidé de s’en débarrasser.

Howard Njoo a affirmé que, dans l’état actuel des choses, il n’était pas possible de lier l’éclosion d’E. coli à un produit précis, mais que si la situation changeait, l’ACIA aviserait le public.

Il a ajouté que l’éclosion avait commencé le 1er novembre, mais comme les cas n’avaient pas été immédiatement rapportés à l’ACIA, celle-ci a été mise au courant de la situation seulement cette semaine.

Aux États-Unis, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies ont publié un avis beaucoup plus large mardi, conseillant à tous les Américains de ne pas consommer de laitue romaine et aux restaurants de cesser d’en servir.

Ils ont aussi recommandé aux détaillants de faire disparaître la laitue romaine de leurs magasins.

Il y avait 32 cas confirmés d’infection à l’E. coli dans 11 États américains vendredi. Le commissaire de l’administration américaine des aliments et des médicaments (FDA) a précisé que la laitue romaine liée à cette éclosion provenait probablement de la Californie.

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