L’agitation politique en Éthiopie a fait au moins 67 morts

ADDIS ABEBA, Éthiopie — Les policiers éthiopiens font état de 67 morts après plusieurs jours d’instabilité qui ont conduit l’armée à déployer des militaires pour rétablir le calme.

Le chef de police de la région d’Oromia, Kefyalew Tefera, a précisé samedi en entrevue avec le radiodiffuseur local que 213 blessés s’ajoutent à ce bilan. Il a également indiqué que plusieurs personnes ont été arrêtées après des tentatives d’incitation à la violence sur des bases religieuses et ethniques.

La crise a éclaté lorsque l’opposant Jawar Mohammed a informé ses partisans que le gouvernement avait retiré les agents de sécurité assurant sa protection personnelle. Il a depuis lancé un appel au calme.

Le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, n’a pas commenté cette tourmente. Les tensions ethniques constituent un sérieux défi pour ce dirigeant réformiste, récemment devenu lauréat du prix Nobel de la paix.

Depuis son arrivée au pouvoir en avril 2018, Abiy Ahmed a mené des réformes radicales et permis la réconciliation inattendue avec l’Érythrée après une longue guerre ayant fait des dizaines de milliers de morts.

Il a aussi été récompensé pour avoir travaillé à la réconciliation entre chrétiens et musulmans dans son pays.

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