Laïcité: Legault cherche la chicane, selon Philippe Couillard

SCOTT, Qc — Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, cherche la chicane en voulant interdire le port des signes religieux dans la fonction publique, estime Philippe Couillard. 

Le premier ministre a refusé de débattre de la question de la laïcité avec les journalistes en point de presse à Scott, en Beauce, lundi.

Pour lui, ce débat est clos. «Je ne reprendrai pas le débat parce qu’on va retomber encore dans un débat qui est presque surréel, a-t-il affirmé. On parle encore de choses qui, en pratique, concrètement, n’existent pas toujours.» 

Le gouvernement libéral a adopté la loi 62 en octobre 2017, a-t-il rappelé. Cette loi prévoit que tous les services publics au Québec doivent être donnés et reçus à visage découvert. La loi permet toutefois des accommodements raisonnables, accordés à la pièce.

«On a rempli notre engagement là-dessus à la lettre, a poursuivi le premier ministre, en rejetant la thèse selon laquelle l’interdiction des signes religieux serait une priorité pour les Québécois. Ma priorité à moi, c’est l’économie, l’éducation, la santé et encore une fois, l’amélioration de la qualité de vie des Québécois. Je vais me concentrer là-dessus.» 

La CAQ s’est engagée, lundi, à interdire le port de symboles religieux chez les personnes en position d’autorité, dont les policiers, les juges et les enseignants, dès la première année de son premier mandat.     

«Il a l’air de nous dresser un bon catalogue de chicanes actuellement, dans ce dossier-là, avec les régions, avec les Premières Nations, avec les médecins spécialistes, avec le fédéral, avec les immigrants, la liste est longue, ça va être tout un champ de bataille», a réagi M. Couillard.   

À ses yeux, un premier ministre a le devoir d’unir les Québécois.

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