L’ambassadeur canadien en Irlande prend sa retraite et rentre au N.-B.

FREDERICTON — L’ancien sergent d’arme de la Chambre des communes, Kevin Vickers, tire sa révérence à titre d’ambassadeur canadien en Irlande, se préparant potentiellement à briguer la direction du Parti libéral du Nouveau-Brunswick.

M. Vickers, salué comme un héros après la fusillade sur la colline du Parlement en 2014, a annoncé son départ à la retraite vendredi, dans une longue publication bilingue sur Facebook. Il quittera ses fonctions à compter du 2 mars pour rentrer au bercail, à Trout Brook, à Miramichi.

«À tous mes ami(e)s et au peuple d’Irlande, je vous remercie infiniment pour l’accueil des plus généreux que vous m’avez offert. Votre gentillesse et votre affection sont à jamais marquées dans mon cœur», a-t-il écrit.

M. Vickers est pressenti comme candidat à la chefferie du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, pour succéder à Brian Gallant.

L’ambassadeur a déjà manifesté son intérêt pour le poste en décembre, mais il s’était alors dit «loin de prendre une décision».

M. Vickers, qui a grandi à Newcastle, au Nouveau-Brunswick, est ambassadeur depuis le mois de janvier 2015.

«L’Irlande est la terre de mes ancêtres. Servir le Canada en tant qu’ambassadeur en Irlande est un privilège très spécial pour moi. J’ai travaillé dur, souvent sept jours par semaine durant des mois, mais je suis fier des résultats accomplis», a-t-il souligné.

Parmi ses plus grandes fiertés, il cite en exemple la hausse de 31 pour cent du commerce multilatéral entre le Canada et l’Irlande au cours de la dernière année ainsi que l’ajout de sept vols directs entre les deux pays depuis son entrée en fonction.

M. Vickers peut compter sur une longue carrière dans la fonction publique, dont 29 ans au sein de la Gendarmerie royale du Canada. Il a également servi en tant qu’aide de camp pour le lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, puis en tant que sergent d’arme à la Chambre des communes entre 2006 et 2015.

Le 22 octobre 2014, M. Vickers a abattu un tireur qui avait fait irruption dans le Parlement après avoir tué le réserviste Nathan Cirillo au Monument commémoratif de guerre du Canada.

Des élections imminentes?

Le Parti libéral du Nouveau-Brunswick n’a remporté que 21 sièges aux élections provinciales de l’automne dernier, soit un de moins que les conservateurs. Les libéraux ont renoncé au pouvoir en novembre, après avoir perdu un vote de confiance à l’Assemblée législative.

Le gouvernement minoritaire du premier ministre conservateur Blaine Higgs s’appuie sur le soutien d’un tiers parti de droite, l’Alliance des gens, dirigé par Kris Austin. Mais cet arrangement provisoire arrivera à échéance dans moins de 18 mois, ce qui signifie que des élections pourraient être déclenchées bien avant la fin du présent mandat.

Les libéraux du Nouveau-Brunswick désigneront leur nouveau chef le 22 juin prochain, à Saint-Jean.