Lancement du Défi 28 jours sans alcool: l’argent pour la prévention dans les écoles

MONTRÉAL — Le mois de février qui s’amorce marque le lancement officiel du 7e Défi 28 jours sans alcool de la Fondation Jean Lapointe.

L’événement connaît de plus en plus de popularité depuis ses débuts, passant de 1315 participants en 2014 à 12 500 participants l’an dernier, et ce, sans compter tous ceux et celles qui profitent de l’occasion pour emboîter le pas de façon informelle, que ce soit seul, en couple ou entre amis.

«Plusieurs personnes font le défi de façon instinctive. Elles veulent se faire du bien. Elles ont envie de baisser un peu leur consommation d’alcool,» affirme la nouvelle directrice générale de la Fondation Jean Lapointe, Sylvie Rouillier, en entrevue à La Presse canadienne. Elle reconnaît toutefois que beaucoup de gens ne savent pas qu’il s’agit d’une campagne de financement et que l’argent amassé sert à faire de la prévention dans les écoles secondaires du Québec.

Le tout nouveau et premier porte-parole du Défi 28 jours sans alcool en a fait le constat.

«J’ai vraiment été surpris de réaliser que les gens ne savent pas que l’initiative du mois sans alcool est surtout une campagne de financement de la Fondation Jean Lapointe, a déclaré l’humoriste et animateur José Gaudet. Mon objectif sera de sensibiliser les Québécois aux bénéfices pour la santé, mais aussi à l’impact de la collecte de fonds pour les jeunes qui recevront les ateliers de prévention.»

En 2019, les 503 000 $ amassés avaient permis aux intervenants de rencontrer 80 000 élèves du secondaire dans des écoles des 17 régions de la province.

«Vous savez, l’alcool et les drogues, comme le cannabis, sont facilement accessibles. Donc, faire de la prévention c’est très positif et c’est prouvé que ça l’a un impact auprès des jeunes et que ça peut repousser leur consommation à plus tard,» explique Mme Rouillier.

«En secondaire 1, je vous dirais que c’est beaucoup de l’information. En secondaire 4 et 5, l’intervenant mise beaucoup plus sur le dialogue, la discussion», ajoute-t-elle.

Cette année, l’objectif sera d’amasser 550 000$ durant le mois de février, le mois le plus court souligne en passant la directrice générale de la Fondation Jean Lapointe d’un ton plutôt enjoué.

Il faut dire que le Défi 28 jours sans alcool peut être très permissif si le participant choisit de faire le défi du lundi au jeudi (catégorie bronze) tandis que ceux qui aiment relever un plus gros défi vont privilégier l’option du vendredi au dimanche (catégorie argent) ou le gros »challenge » durant tout mois de février (catégorie or). Chaque participant s’engage aussi à faire un don de 28 $ à l’inscription, soit le coût estimé pour intervenir auprès de deux élèves par année, mais plusieurs poussent le défi plus loin en se donnant un objectif pour amasser un montant plus élevé.

«Donc, on peut s’inscrire en tant que participant et faire un don. On peut aussi se faire parrainer par les gens qui ont le goût de nous encourager. Il y en a aussi, comme moi, qui forment une équipe avec des amis ou la famille. Puis, il y a des équipes corporatives qui font le défi, souvent avec un objectif monétaire plus élevé que le don initial de 28 $», affirme Sylvie Rouillier.

Mais qu’en pensent les participants au bout du compte? S’abstenir de consommer de l’alcool, même à la Saint-Valentin, est-ce plus difficile qu’il n’y paraît?

«Ça entraîne nécessairement une prise de conscience sur notre propre consommation d’alcool», reconnaît Mme Rouillier qui assure que l’accent n’est pas mis là-dessus.

«On ne veut pas que les gens aient un sentiment d’échec et confient à quelqu’un dans l’ascenseur: hey, moi j’ai triché», dit-elle en soulignant plutôt une ambiance conviviale où les participants peuvent même changer de catégorie en cours de route. 

«Les gens sont contents quand ils s’inscrivent. C’est un beau défi et c’est très positif, d’autant plus que les participants savent qu’on fait de la prévention auprès des jeunes.»

Pour s’informer ou s’inscrire, il suffit donc de consulter le site web www.defi28jours.com 

À noter que l’année bissextile fait en sorte que l’événement se déroule cette année du 1er au 29 février. Oui, oui, cette année, c’est 29 jours sans alcool.

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