L’ancien premier ministre Danny Williams critique le rapport sur Muskrat Falls

SAINT-JEAN, T.-N.-L. — L’ancien premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador Danny Williams croit toujours que Muskrat Falls sera bénéfique à long terme pour sa province, quelques jours après qu’une commission d’enquête eut reproché à son gouvernement d’avoir trop moussé ce «projet malavisé».

Le rapport du commissaire mandaté pour examiner ce projet de barrage hydroélectrique de 12,7 milliards $, le juge Richard LeBlanc, blâme ce gouvernement pour avoir laissé tomber les citoyens lorsqu’il a décidé que le mégaprojet irait de l’avant coûte que coûte et pour ne pas avoir supervisé adéquatement Nalcor Energy, la société d’État qui en était responsable.

Dans un long communiqué, M. Williams se défend en disant que le rapport d’enquête était biaisé, qualifiant ses conclusions de «manifestement incorrectes».

Il se hérisse des reproches du juge LeBlanc voulant que le gouvernement ait manqué à ses devoirs de protéger la population.

«Insinuer que des élus ou des fonctionnaires ont volontairement mis en danger le bien-être de nos citoyens est, de mon point de vue, très offensant», écrit M. Williams.

Le juge pouvait formuler des recommandations et rendre publics ses résultats, mais ne pouvait pas exprimer un jugement sur la responsabilité criminelle ou civile du fiasco.

L’actuel premier ministre Dwight Ball a indiqué que le rapport sera maintenant transmis à la police et au ministère provincial de la Justice.

L’ancien pdg de Nalcor Energy, Ed Martin, a aussi défendu le bien-fondé du projet. Il a accusé le juge LeBlanc d’avoir tiré ses conclusions avant d’entendu les preuves. Il ne s’inquiète pas d’une possible enquête policière.

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