Langues officielles au NB: Blaine Higgs dénoncé par une organisation francophone

PETIT-ROCHER, N.-B. — La Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) dénonce le silence du premier ministre Blaine Higgs depuis le dépôt en décembre dernier d’un rapport sur la révision de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick.

Jeudi, le premier ministre Higgs a annoncé qu’il repoussait à l’automne prochain sa réponse officielle au rapport, alors qu’il devait la transmettre avant la fin du mois de juin.

Le président de la SANB, Alexandre Cédric Doucet, affirme que la communauté acadienne et francophone de la seule province bilingue du Canada n’accepte plus de tels délais et exige des réponses immédiates. Il réclame une réunion d’urgence avec le premier ministre.

M. Doucet reconnaît que la crise de la COVID-19 a pu expliquer certains délais, mais il ajoute que prendre au-delà de six mois pour lire un document de 40 pages et annoncer que la réponse viendra un autre trois mois plus tard, c’est rire du monde. 

Le président de la SANB soutient que le premier ministre Higgs ne prend pas au sérieux la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick, une loi quasi constitutionnelle et le fondement du contrat social néo-brunswickois, dit-il. 

Dans un communiqué, le chef du gouvernement explique qu’une réponse appropriée et détaillée aux recommandations du rapport ne doit pas se faire à la hâte. À son avis, les recommandations sont complexes et peuvent avoir des répercussions sur la vie quotidienne de tous les gens du Nouveau-Brunswick, notamment les milieux de travail, le secteur de l’éducation et les activités des municipalités.

Blaine Higgs ajoute qu’une analyse plus détaillée des évaluations normalisées des compétences linguistiques est aussi nécessaire.

Ce sont la juge Yvette Finn et John McLaughlin qui ont été nommés commissaires par le gouvernement du Nouveau-Brunswick pour effectuer la révision de la loi.

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